Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 23:30

 

  le 11 Décembre 2012

Le rédacteur en chef d'un jour

Dominique Bucchini à l'Humanité, de la Corse au "9-3", retour en terrain connu

Pertinent et loquace, voire bavard, le président communiste de l’Assemblée de Corse, Dominique Bucchini, a imprimé de sa forte personnalité l’Humanité d’aujourd’hui. 

Il est 9 h 30. Détendu, souriant comme à son habitude, Dominique Bucchini, un café en main, écoute. Et parle. Parle encore. Au temps pour la ­légende des « taiseux » corses. Le président communiste de l’Assemblée de Corse a des choses à dire. S’installant à la table de la conférence quotidienne, il rayonne. « L’Humanité, c’est ma première lecture de la journée depuis l’âge de dix-sept ans. Tous les jours, à 8 heures, j’ouvre notre journal », insiste-t-il, comme un hommage au bien commun des communistes et progressistes de ce pays. Après une courte introduction, le directeur de la rédaction, Patrick ­Apel-Muller, demande aux chefs de rubrique le « menu ». « Je veux dire un mot avant », l’interrompt celui que déjà tout le monde tutoie et n’appelle plus que Dominique. « Vous êtes contents de me voir ? » lance-t-il, l’œil qui frise. « Si j’étais chrétien, je dirais que c’est une espérance partagée. »

Florange, élections législatives partielles, Dominique note sur ses fiches cartonnées les sujets sur lesquels il propose d’intervenir. À l’annonce d’un reportage sur l’île de Beauté à paraître dans l’édition du jour, le président de tous les Corses se fend d’une très longue intervention. Tout y passe, du tourisme qui cache « la réalité des inégalités sociales » à « la droite, restée aux affaires vingt-sept ans durant », en criant « vive l’économie résidentielle ». « C’est sur ce terreau-là que le milieu corse est revenu vivre et travailler au pays, cherchant à s’emparer du littoral en plastiquant des voitures, des mairies… » Prenant la rédaction à témoin, il s’insurge : « Qui parmi vous peut aujourd’hui s’acheter une villa de 1 000 mètres carrés sur le littoral ? C’est réservé aux mecs à fric. »

« Communiste français de Corse », ­Dominique Bucchini aura fait valoir la spécificité de la Corse dans la République. « Le fric, le fric, le fric. » La cause de tous les maux, que Dominique Bucchini s’échine à dénoncer à propos de sa région, ne gangrène pas que la Corse. Le menu du jour en est la preuve. Un hochement de tête, un regard, un geste de la main suffisent à partager une indignation sur tel sujet mis en avant : pauvreté, répression en Égypte, retour annoncé de Silvio Berlusconi… « Le combat de toujours, des mêmes contre les mêmes… » D’un calme olympien, le président se laisse gagner par le rythme du quotidien, entre moments de réflexion et pauses nicotine. Et si le partage d’une blague – qui peut durer longtemps – le retient au rez-de-chaussée à l’heure du pot de la fraternité, il sait se mettre au travail. Tout l’après-midi, appuyé par son indispensable attaché à la ­communication, Bernard ­Briançon, avec qui il rédige ses textes, il planche sur le ­logement social, la langue corse…

Il est presque 18 heures. Le président quitte « ce département que je chéris, puisque j’ai passé cinq ans en tant que professeur à Montreuil, où j’ai tout appris ». Seules les feuilles manuscrites qui encombrent le bureau qu’il occupait, et un message Facebook qui fait partager son expérience du jour, témoignent de son passage. Son taxi s’enfonce déjà dans la nuit de Saint-Denis, mais nos têtes ­résonnent encore des dernières anecdotes échangées sur le trottoir. Jusqu’au bout, le Corse est bavard.

  •  

Grégory Marin

SUPERBE LA PRESTATION DE Dominique BUCCHINI

Tout y passe : le logement social, la violence fratricide en Corse, l’île de beauté bradée aux plus riches, la réalité d’une langue corse originale, la cession des journaux Nice Var et Corse matin , le fric cause de tous les maux, etc. etc…..

Mes camarades, Lucciani et Siméoni (longtemps professeurs très appréciés à Thann) et militants chevronnés, se reconnaîtront s’ils me lisent.

Yves Lourdel

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 21:40


 SYNDICAT REGIONAL DES MINEURS CGT

DU BASSIN HOUILLER LORRAIN

 

La CGT des Mineurs communique :

 

La mobilisation paye

 

Le syndicat des mineurs CGT avait appelé à un vaste rassemblement à la préfecture de Metz ce vendredi 7 décembre. Le préfet ayant interdit la circulation des bus pour cause d’intempéries, la manifestation a été de fait suspendue.

L’écho rencontré pendant la préparation de la manifestation dans les cités et sur les marchés montre le degré de mécontentement de la population minière devant les atermoiements du ministère concernant le régime minier.

De fait, notre mobilisation a déjà permis de faire bouger les choses puisque le 1er ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré la veille de notre initiative aux parlementaires lorrains qu’il allait abroger l’article 80 du décret contesté d’août 2011. Le retrait de cet article (qui prévoyait le transfert de la gestion de l’offre de santé au régime général au plus tard à fin 2013), peut être un premier pas du gouvernement actuel vers d’autres orientations concernant le régime minier que la liquidation décrétée par le gouvernement précédent.

 Pour autant, rien de concret ni de précis n’a encore été annoncé aujourd’hui. Tout reste à faire pour assurer l’avenir du régime minier, de son offre de santé, de ses emplois au service de toutes les populations. Cela nécessitera d’autres dispositions sur d’autres articles du décret et des moyens appropriés.

Aussi la CGT demande dores et déjà un nouveau rendez-vous au préfet en janvier pour rediscuter des principales préoccupations de la population minière : la réouverture des consultations minières fermées comme à Stiring-Wendel, autorisation d’embauche d’infirmières, redéfinition de la politique hospitalière respectueuse de la population, adoption d’une loi garantissant la proximité, la qualité et la gratuité des soins qui serait profitable à toute la population des anciens bassins miniers, retour des prestations cures et transport dans l’assurantiel, Rattrapage des retraites et pensions des mineurs et veuves …

 

 

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 23:40

 

  le 5 Décembre 2012

ArcelorMittal

Florange, un accord de dupes (analyse)

Jean-Marc Ayrault doit recevoir les syndicats de Florange ce mercredi soir pour leur énoncer les points de l'accord gouvernement-ArcelorMittal. Selon des extraits de l’accord conclu entre Mittal et le gouvernement publiés hier, l’un des deux hauts-fourneaux ne serait pas rallumé, et les investissements réels seraient très limités.

Un jeu de dupes entre ArcelorMittal et le premier ministre. Voila comment on pourrait qualifier les extraits du document publiés hier par le Monde et qui va encore renforcer l’inquiétude des syndicats sur l’avenir du site de Florange. Mittal promet d’investir 180 millions d’euros en cinq ans. Dans le document, il est écrit que ces investissements seront réalisés « de manière inconditionnelle ». Seulement, la majorité des fonds promis sont principalement de la maintenance, comme le soupçonnaient les syndicats. « Les investissements stratégiques ne représenteront que 53 millions d’euros de l’ensemble. »

Ulcos

Le premier ministre assurait que les deux hauts-fourneaux seraient maintenus. Pourtant, ce n’est pas ce que l’on comprend à la lecture des extraits : « Les installations de la phase liquide seront mises sous cocon dans l’état actuel et compatible avec la perspective de réalisation d’un démonstrateur industriel Ulcos sur un haut-fourneau. » Le P3 serait donc définitivement arrêté et le P6 pas relancé immédiatement. Le groupe s’engage simplement « à ne pas démonter ces installations dans les six ans » !

Le gouvernement insiste sur la réalisation du projet Ulcos de captation de CO2, financé en partie par la Commission européenne. Dans le texte, Mittal assure qu’il reste « important », mais il est aussi écrit que « l’état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange ». Donc, ce n’est pas pour demain.

Pour tenter de calmer le jeu

Le groupe s’est aussi engagé à ne pas faire de plan social et à reclasser les 629 métallos. D’après le document, ils seront reclassés « sur des bases volontaires », avec « un dispositif de gestion de fin de carrière et sur la mobilité interne au site ». Hier, l’annonce du transfert des activités du site ArcelorMittal de Basse-Indre vers le site de Florange, confirmé par le premier ministre, a encore ajouté au trouble des salariés.

La confiance n’est pas au beau fixe envers Lakshmi Mittal, PDG du groupe. Personne n’a oublié qu’en 2008 il s’était engagé auprès de Nicolas Sarkozy à investir 330 millions d’euros à Gandrange, promesse jamais honorée.

Pas confiance en Mittal

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et député de Moselle, déclarait hier « qu’il n’y avait pas de confiance dans Mittal. Cela fait quatre ans que je suis aux côtés des salariés d’ArcelorMittal et que l’on voit que la parole de cet industriel ne vaut rien ». Pour tenter de calmer le jeu, le président des députés socialistes, Bruno Le Roux, a affirmé qu’il y aurait un « comité de suivi » à l’Assemblée nationale pour « vérifier que les engagements qui ont été pris soient tenus ». Pour Jean Mangin, délégué syndical CGT, tout cela est inacceptable. « Il n’y a rien qui justifie une décision d’une telle lâcheté politique. Nous attendons de connaître les détails du texte, notamment sur les départs anticipés à la retraite qui pourraient concerner près de 20 % des effectifs, nous sommes de toute façon contre ! Cet accord est à l’opposé de nos alternatives qui sont la nationalisation, la prise de capital de l’État ou l’expropriation ! Si on n’investit que sur la filière froide, on sait que tout le site de Florange disparaîtra à terme. Ayrault a décidé de condamner la sidérurgie. » Les syndicats ont rendez-vous aujourd’hui à Matignon à 18 heures pour tirer les choses au clair sur cet accord douteux.

  • A lire aussi:

Pierre Laurent: "Ayrault doit tenir un langage de vérité"

Yves Fabbri: "Défendons les emplois, défendons l'avenir!"

Tous nos articles consacrés à ArcelorMittal

Cécile Rousseau

 

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 00:00

  le 4 Décembre 2012

Sécurité sociale

Le PLFSS adopté
L’Assemblée nationale a 
le dernier mot en adoptant un texte rejeté au Sénat.

Deux lectures dans chacune des deux Chambres, une commission mixte paritaire et enfin une troisième et dernière lecture, hier à l’Assemblée nationale. C’est, comme le dit Jérôme Guedj (PS), « un long marathon » qu’a couru le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2013). Le texte avait été par deux fois rejeté au Sénat, les communistes, dont le groupe est charnière à la Haute Assemblée, ayant voté contre. Hier, les députés avaient le dernier mot. Sans surprise, le texte a été adopté, au soulagement du ministre Jérôme Cahuzac, visiblement las. Le groupe de la Gauche démocratique et républicaine (GDR), comprenant essentiellement les communistes, s’y est néanmoins opposé, regrettant que « le gouvernement ne soit pas revenu sur les mesures les plus dures du précédent quinquennat », comme les franchises ou la fiscalisation des indemnités des accidentés du travail, et des lacunes comme un objectif de dépenses trop bas.

Adrien Rouchaleou

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 23:51

Aidons Jérôme Cahuzac à distinguer sa gauche de sa droite

 

Le ministre du Budget s'en est pris aux sénateurs communistes qui n'ont pas voté le budget recette de 2013. « Au nom de quoi les communistes seraient-ils les arbitres des élégances à gauche ? Au nom de quoi ce sont eux qui estiment que telle politique est de gauche et telle autre ne l’est pas ? » s'est-il interrogé. Ne laissons pas le ministre du Budget dans l'incertitude. Nous sommes prêts à aider Jérôme Cahuzac à distinguer sa gauche de sa droite. Il peut commencer à reprendre les propositions budgétaires portées par la majorité de gauche au Sénat l'année dernière. Un budget de gauche existe, nous l'avons rencontré ! Pourquoi, ce qui était défendu par l'ensemble des groupes de gauche au sénat face à la droite deviendrait aujourd'hui une inélégance pour J.Cahuzac.

Ne laissons pas le ministre sans boussole. Pour cela quelques exercices à renouveler matin, midi et soir pendant la session parlementaire. La gauche, c'est la défense des opprimés, des exploités, du monde du travail. La droite, c'est le contraire. La gauche n'est pas sur ses valeurs et ses combats quand le Medef, la droite et les marchés financiers affichent un large sourire devant le pacte de compétitivité et les 20 milliards de cadeaux fiscaux aux entreprises, sans la moindre garantie pour l'emploi, les salaires, l'investissement et la recherche. L'abstention du groupe communiste au Sénat est un vote de gauche au nom de toutes celles et ceux qui, au printemps dernier, ont fait le choix du changement. En cas de rechute, nous conseillons à Jérôme de Cahuzac de se passer en boucle le discours de François Hollande au Bourget, "l'ennemi, c'est la finance".

Pierre Laurent  sur France Inter

Pierre Laurent sur France Inter à propos du vote des sénateurs communistes sur le projet de Loi de finance 2013.

  • #95

 

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 00:00

 le 3 Décembre 2012

 

Bouclier fiscal: Sarkozy a laissé une ardoise de 300 millions
L'impôt sur la fortune rapportera moins que prévu en 2012. La faute au Bouclier fiscal, qui pèsera encore pour près de 300 millions sur les finances de l'Etat, selon un rapport de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale.

Nicolas Sarkozy était bien le président des riches. Les contribuables le découvrent à leurs dépens dans ce rapport de la Commission des finances sur le projet de loi de Finances rectificative pour 2012 qui dévoile en plus que l'ex-chef de l'Etat a financé ce dispositif très couteux par de l'endettement. De quoi casser -s'il y en avait besoin- l'image de gestion rigoureuse de la droite.

"La prévision de bouclier fiscal est revue à la hausse, de 162 millions d’euros à 450 millions d’euros" note le rapporteur Christian Eckert. "Cette réévaluation peut conduire à tirer deux conclusions:

  1. on peut affirmer que (...) la réforme de l’imposition du patrimoine adoptée par la précédente majorité a été partiellement financée par l’endettement alors que le précédent Gouvernement affirmait qu’elle était entièrement gagée
  2. cette sous-estimation en prévision initiale paraît particulièrement surprenante pour une dépense dont la prévisibilité était notoire."

Le rapporteur et député socialiste estime que la mauvaise prévision budgétaire du gouvernement Fillon relève d'une erreur "grossière", si ce n'est d'une tromperie. "Au final, la révision du coût du bouclier fiscal prévue par le présent projet de loi semble prouver que le précédent Gouvernement a délibérément faussé la prévision initiale de cette dépense afin de ne pas faire apparaître le déséquilibre financier de la réforme de l’ISF du printemps 2011", conclut-il.

  • A lire aussi:

Le rapport de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale

Les assistés du Bouclier fiscal

Un bouclier fiscal toujours plus cher pour toujours plus de riches

S.G.

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 23:29

Le gouvernement Ayrault refuse de rétablir ce que la Gauche avait créée en 2002 et que la Droite avait supprimé en 2011 : l'allocation équivalent retraite.


  le 28 Novembre 2012

Chômage

Le gouvernement refuse de rétablir le filet de sécurité
Supprimée en 2011, l’allocation équivalent retraite (AER) faisait le pont entre la fin de droits au chômage et l’âge de la retraite.

C’est une énième absence de «changement maintenant» qui provoque une grande amertume chez les chômeurs âgés. Alors qu’ils avaient vertement dénoncé, début 2011, la suppression par le gouvernement de droite de l’allocation équivalent retraite (AER), les socialistes parvenus au gouvernement viennent de confirmer qu’ils ne souhaitent pas la rétablir comme le demandent syndicats et associations de chômeurs.

Créée en 2002 par la gauche, cette allocation permettait à 50 000 personnes par an de faire le pont entre chômage et retraite. À condition d’avoir tous leurs trimestres de retraite, les chômeurs en fin de droits aux Assedic pouvaient toucher l’AER (1 000 euros par mois environ) en attendant l’âge légal de la retraite. Depuis sa suppression, ils se retrouvent avec les 460 euros mensuels de l’ASS ou du RSA, voire sans ressources, d’autant plus longtemps que l’âge légal de départ en retraite a été repoussé par la réforme de 2010. Une allocation transitoire de solidarité (ATS) a bien été instaurée fin 2011, mais ses critères sont restrictifs. En juillet, elle ne concernait que 500 personnes sur les milliers d’exclus de l’AER. « La situation est effroyable pour un certain nombre de personnes qui tombent dans la trappe », a reconnu le ministre du Travail, Michel Sapin, le 30 octobre, avant de bloquer tout espoir de rétablissement. Pour des raisons financières, mais aussi, selon lui, morales : « Mettre 800 millions, 900 millions, 1 milliard dans des dispositifs de cette nature, qui sont comme on dit dans le jargon, “passifs” par rapport à des dispositifs d’encouragement à l’emploi “actifs”, il y a quelque chose d’un peu rageant du point de vue de l’action gouvernementale. » Et de renvoyer le sujet à la concertation prévue en 2013 sur les retraites.

« Les élections nous avaient donné espoir, mais c’est : “Circulez, y a rien à voir !” » enrage en écho Monique Manca, présidente de l’Association de défense contre la suppression de l’AER, constituée autour d’anciennes salariées de Faurecia. Celles-ci « sont parties avec la promesse de Faurecia qu’elles seraient tranquilles jusqu’à la retraite mais, depuis janvier 2011, elles galèrent, explique Mme Manca. Pour retrouver un emploi, c’est impossible, il n’y a rien. »

Fanny Doumayrou

Vendredi 25 janvier 2013 :

Ayrault rétablit partiellement l’allocation équivalent retraite.

 Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé hier au Sénat le rétablissement de l’allocation équivalent retraite (AER) qui permettait aux chômeurs âgés, avant sa suppression début 2011, de faire le pont entre la fin de leurs allocations chômage et l’âge de la retraite. Évoquant une situation « particulièrement injuste » héritée du gouvernement de droite, le premier ministre a dit vouloir « répondre à l’urgence sociale » en mettant en place « à titre dérogatoire une prestation d’un montant équivalent à l’AER ».

Mais elle ne concernera que les chômeurs âgés s’étant inscrits à Pôle emploi avant le 31 décembre 2010.

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:52

  le 26 Novembre 2012

Budget

La règle d’or est adoptée
Le Sénat a voté, jeudi, en faveur de la loi appliquant la rigueur budgétaire.

Le Parlement a définitivement adopté, dans la soirée de jeudi, le projet de loi instituant la règle d’or budgétaire, puisque le Sénat l’a votée à une très grande majorité : 
320 voix contre 22. Aux 20 votes contre du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), se sont ajoutés ceux de Jean-Pierre Chevènement et du socialiste Pierre-Yves Collombat, membres du groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE). « Cette loi organique ressemble à la règle d’or qu’avait voulu imposer Nicolas Sarkozy », a souligné, pour le groupe CRC, le sénateur PCF de la Seine-Maritime Thierry Foucaud. « Le texte de cette règle d’or, nous ne pouvons l’accepter », a-t-il déclaré. Sans surprise, la droite UMP et centriste, qui avait porté cette règle d’or durant le précédent quinquennat, a voté pour, ajoutant ses voix à celles du Parti socialiste, des écologistes et de la quasi-totalité du groupe RDSE (à majorité PRG).

G. M.

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:35

L'employeur ne peut pas toujours se défausser !

L'entreprise doit s'assurer et contrôler que ces choix ne compromettent

pas la santé et la sécurité des salariés !

 le 26 Novembre 2012

Le travail dans tous ses états quartier libre

Le travail, c’est la santé !?
Mots clés : santé au travailchsct,

Par Aline Chanu, avocate au barreau de Paris

 

Monsieur X., pigiste dans deux sociétés d’édition, effectue le travail de 4 personnes à la suite de la mise en œuvre, par les employeurs, d’une politique de réduction des coûts. Stressé, épuisé, M. X. est victime d’un infarctus du myocarde qui sera reconnu comme accident du travail. Le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) puis la cour d’appel de Paris reconnaissent la faute inexcusable des employeurs dès lors que ces derniers avaient ou auraient dû avoir conscience du risque encouru 
par le salarié et n’ont pris aucune mesure de nature à l’en préserver.

Les sociétés saisissent la Cour 
de cassation, faisant valoir qu’elles ne pouvaient avoir conscience 
du risque car le salarié avait toujours été déclaré apte à son poste, n’avait pas alerté sur le moindre risque cardio-vasculaire et ne s’était jamais plaint de sa charge de travail. La haute juridiction (Cass. soc., 8 novembre 2012 n° 11-23855)* confirme l’existence d’une faute inexcusable : « Un employeur ne peut ignorer ou s’affranchir des données médicales afférentes au stress 
au travail […] ; que l’accroissement du travail de M. X. est patent 
sur les années précédant son accident ; que cette politique de surcharge, de pression, d’objectifs inatteignables est confirmée par des attestations ; que les sociétés Sedih et Sogec n’ont pas utilement pris la mesure des conséquences de leur objectif de réduction des coûts en termes de facteurs de risques pour la santé de leurs employés et spécifiquement de M. X…, dont la position hiérarchique le mettait dans une position délicate pour s’y opposer et dont l’absence de réaction ne peut valoir quitus de l’attitude 
des dirigeants de l’entreprise ; 
que l’obligation de sécurité pesant sur l’employeur ne peut qu’être générale et en conséquence 
ne peut exclure le cas, non exceptionnel, d’une réaction à la pression ressentie par le salarié. »

La Cour de cassation met en garde les employeurs sur les conséquences de leurs choix de gestion économiques, organisationnels et managériaux. L’entreprise doit s’assurer et contrôler que ces choix ne compromettent pas la santé 
et la sécurité des salariés. Les politiques d’entreprise de rentabilité, de réduction des coûts trouvent ainsi leurs limites dans le respect 
de l’intégrité physique et mentale 
des travailleurs.

Les élus des CHSCT et des CE doivent se saisir de cette question pour contester les nombreux projets actuels de réorganisation, de suppressions d’emplois, en mettant en évidence le risque encouru par les salariés qui restent dans l’entreprise. Les suppressions d’emplois ne concernent donc pas seulement les salariés licenciés, mais ont nécessairement des répercussions importantes pour les salariés conservant leur emploi.

 

* Arrêt consultable sur le site 
www.loysel.fr

Aline Chanu

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 20:26

            

 Paris, le 26 novembre 2012

 

Monsieur le Premier Ministre,

Conformément aux propos de la Ministre de l’égalité des territoires et du logement dès sa prise de 

fonction, vous avez annoncé, le 1er novembre dernier, vouloir mettre fin à « la politique du 

thermomètre » en matière d’hébergement. Le collectif prend acte de cette annonce, qui témoigne 

d’une volonté d’engager des réformes structurelles à la hauteur de la crise sociale qui s’étend à 

l’ensemble des territoires. 

Actuellement, dans la plupart des départements, les préfets n’ont pas commencé à élaborer les 

projets territoriaux de sortie de l’hiver. Dans ce  contexte, nous sommes très inquiets de voir une 

nouvelle fois la gestion saisonnière de l’urgence se pérenniser.

Pourtant, il est urgent d’agir parce que :

- l’Etat a l’obligation de loger dignement chacun et d’héberger de manière inconditionnelle 

toute personne en situation de détresse. 

- 3 personnes sur 4 qui sollicitent le 115 n’obtiennent pas de prise en charge faute de places 

disponibles, avec une forte progression de la part des familles avec enfants. De nombreux 

travailleurs sociaux se trouvent alors désemparés face à l’impossibilité de répondre à la 

détresse sociale et ne parviennent plus à assurer la continuité du fonctionnement de 

certains services d’accueil et de gestion du 115.

- les plans hivernaux s’organisent comme chaque année en utilisant des locaux précaires 

inadaptés (retour des lits picots dans les  casernes, gendarmeries, locaux hospitaliers, 

gymnases, hôtels, ...) qui ne respectent pas les normes d’accueil et qui devront fermer  au 

printemps prochain. Que vont devenir les 19 000 personnes accueillies cet hiver dans ces 

conditions ?

Monsieur le Premier Ministre, la situation est grave. Aussi,  nous vous demandons de mobiliser 

fortement les préfets pour mettre en œuvre très rapidement les plans d’actions territorialisés, que 

notre  Collectif avait proposés, et qui doivent permettent de :

- réaliser un diagnostic territorial de toutes les situations de mal-logement

- répondre à l’urgence des situations des personnes contraintes de vivre à la rue par des 

solutions immédiates : moratoire sur les expulsions sans relogement, création/pérennisation 

de places d’hébergement, utilisation de bâtiments et de terrains disponibles rapidement 

fonctionnels, renforcement des équipes mobiles et des équipes de travailleurs sociaux ;

- engager des mesures sans précédent pour garantir le maintien et l’accès direct au logement 

des personnes sans abri ou mal-logées : mobilisation de tous les contingents (Préfectures, 

collectivités locales, Action Logement, bailleurs), du logement d’insertion,  des logements 

vacants, développement de l’habitat adapté à des besoins spécifiques, du conventionnement 

privé à vocation sociale, de l’intermédiation locative.

- inscrire ces engagements dans un contrat territorial d’objectifs et de moyens avec les acteurs 

locaux.

Cette étape ne peut suffire mais constitue une première réponse à la crise de l’hébergement et du 

logement qui s’enracine dans notre pays.  Des réformes structurelles ambitieuses sont également 

attendues, ainsi qu’un renforcement budgétaire conséquent qui n’a pas été anticipé dans le projet

de loi de finances pour 2013. La rallonge de 50 Millions d’euros n’est pas à la hauteur des besoins. 

Comment l’Etat souhaite-t-il donc se mobiliser pour mettre en œuvre l’engagement que vous avez 

pris de mettre fin à la remise à la rue des personnes ? Le collectif rappelle, enfin, l’engagement 

porté par le Président de la République sur 15.000 places d’hébergement d’urgence durant le 

quinquennat.

Votre projet de gouvernement pour la France doit très rapidement exprimer un vrai changement de 

politique. Les mal-logés et les sans abri ne peuvent être des oubliés de la République. 

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre très haute considération.


Le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement 


Les 33 associations du Collectif

Advocacy France

Association des Cités du Secours Catholique

Association Nationale des Compagnons Bâtisseurs

ATD Quart Monde

Centre d’action sociale protestant (CASP)

Collectif Jeudi noir

Collectif Les Morts de la Rue

Comité des Sans Logis 

Croix-Rouge française

Emmaüs France

Emmaüs Solidarité

Enfants de Don Quichotte

Fédération d’aide à la santé mentale Croix marine

Fédération des Associations pour la Promotion et l'Insertion par le Logement (FAPIL)

Fédération de l’Entraide Protestante

Fédération Française des Equipes Saint-Vincent

Fédération des Pact

Fédération nationale Habitat & Développement

Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS)

Fédération Nationale des Associations Solidaires d’Action avec les Tsiganes et les Gens du voyage 

(FNASAT-Gens du voyage)

Fondation Abbé Pierre

Fondation de l’Armée du Salut

France Terre d’Asile

Habitat et Humanisme

Les petits frères des Pauvres

Ligue des Droits de l’Homme

Médecins du Monde

Secours Catholique

Union Nationale des Amis et des Familles de Malades Psychiques (UNAFAM)

Union professionnelle du logement accompagné (UNAFO)

Union Nationale des Comités Locaux pour le Logement Autonome des Jeunes (UNCCLAJ)

Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes (UNHAJ)

Union Nationale Interfédérale des Œuvres et Organismes Privés Sanitaires et Sociaux (UNIOPSS)

Partager cet article
Repost0