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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 19:39

 

Sécurisation de l’emploi : un document de la CGT sur les dangers de l'accord
Au terme de trois mois de négociations, trois organisations syndicales (CFDT, CFTC et CGC) et le patronat ont abouti à un accord sur la "sécurisation de l'emploi" alors que la CGT et FO ont refusé de le signer. À cette occasion, la CGT a édité un journal de 4 pages pour informer sur le danger du contenu de cet accord, mettre en débat des propositions et des réelles avancées et appeler à l’intervention des salariés. L'Humanité.fr vous propose ce document à télécharger et à faire circuler.

  • Lire aussi :

Un modèle au service de la sécurisation du licenciement
L’accord sur l’emploi : le ridicule en plus du déshonneur ? 

Les parlementaires Front de gauche diront non à l'accord

Documents à télécharger: 

  Le journal de quatre pages sur les dangers de l'accord

linkhttp://www.humanite.fr/sites/default/files/pdf/2013/le_journal_-_4_pages_cgt_-_accord_national_interpro.pdf

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 23:01

 

Appel unitaire 

Le jeudi 31 janvier 2013 : une journée d’action dans la
Fonction publique pour peser sur les négociations

 

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyens. Or, la situation s'est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap ! Et la crise ne peut pas servir de prétexte pour ne pas répondre aux légitimes revendications des agents publics.

Alors que des discussions sont en cours dans le cadre d'un agenda social de la Fonction publique, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle.

Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales. Le rôle de l’État est aujourd'hui de donner les capacités d'agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l’ensemble du territoire et dans le même temps d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires appellent les agents de la Fonction publique à une journée de grève le 31 janvier prochain et à participer aux initiatives locales de mobilisation (rassemblements, manifestations...). Elles considèrent que les enjeux nécessitent une intervention la plus large possible des personnels. C'est pourquoi, elles poursuivent les contacts avec toutes les organisations syndicales de la Fonction publique pour une mobilisation massive le 31 janvier et pour construire ensemble les suites nécessaires.

Le 31 janvier, elles porteront des revendications pour :

 l’emploi en exigeant un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire,

 les salaires et le pouvoir d’achat en exigeant notamment une augmentation urgente de la valeur du point d’indice,

 l’abrogation du jour de carence,

 l'amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics.

Autant d'exigences que nous défendrons ensemble le 31 janvier pour peser sur les négociations à venir et en particulier sur la réunion du 7 février prévue avec la Ministre concernant les rémunérations.

Paris le 10 janvier 2013

Pour le Haut-Rhin : Le 31 Janvier 2013

Rendez vous à tous les militants 

Place de la Bourse à Mulhouse

A 10 heures 

Une mobilisation massive est nécessaire

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 22:12

      Les cinq dernières années passées sous la présidence de Nicolas Sarkozy auront constitué pour le monde du travail un désastre incommensurable, avec la destruction méticuleuse et méthodique du modèle social français. Du système des retraites au code du travail, en passant par la protection sociale et les services publics, aucune spécificité sociale française n’aura échappé au rouleau compresseur libéral.


Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux. Ils se sont exprimés pour faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics, un système de protection sociale efficace et solidaire, leur environnement. Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. L’objectif du pouvoir précédent était clair : imposer par la force la vision d’une société divisée, du chacun pour soi, où seules les logiques de l’argent dominent.

Et ce travail de casse sociale a été accompagné par une politique visant à criminaliser l’action syndicale. Sous tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de nombreux syndicalistes ont été attaqués pénalement du fait directement de leurs actions et engagements syndicaux. Trop de sanctions injustes ont été infligées qui ne visaient qu’à éteindre toute velléité de contestation. Et c’est parfois le simple affichage ou la distribution de tracts qui donnent lieu à des menaces ou assignations judiciaires !

L’action collective est pourtant un droit inhérent à toute démocratie. Ainsi, la Constitution de la Ve République reconnait au citoyen le droit de défendre ses droits et intérêts ainsi que le droit de participer à la détermination des conditions de travail et à la gestion des entreprises (alinéas 6 et 8 du préambule de la Constitution de 1946). Ces poursuites contre le monde syndical ont causé des dégâts considérables et participé à rendre délétère le dialogue social dans notre pays.

Le changement implique le retour au respect et au dialogue. Et cela commence par mettre en débat notre proposition de loi d’amnistie de tous les militants syndicaux menacés ou condamnés sous l’ère des gouvernements de la présidence de Nicolas Sarkozy, déposée à l’Assemblée nationale par les députés du Front de gauche. Elle se concentre sur les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales ou revendicatives, ainsi que sur l’amnistie des sanctions disciplinaires. Cet appel à plus de justice mérite d’être relayé dans tout le pays. Oui, Monsieur le Président, il faut amnistier les syndicalistes !

 

Télécharger

Je soutiens la demande d’examen de la « proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives » présentée par les députés du Front de Gauche : pour signer cliquer sur :

 http://puy-de-dome.pcf.fr/Monsieur-le-President-il-faut.html




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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 20:16

      

       

Le Front de gauche se lance à l’assaut de l’austérité

Face à la politique du gouvernement dont il estime qu’elle mènera la gauche et le pays à « l’échec », le Front de gauche veut faire valoir ses propositions et mobiliser pour des choix anti-austérité. Mardi, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, les dirigeants de ses composantes ont présenté leurs axes de bataille.

«L’alternative à l’austérité, c’est possible.» C’est ce que le Front de gauche entend démontrer avec sa nouvelle campagne lancée, lors d’une conférence de presse, à Paris. Récemment, et à de multiples reprises, accusé par des responsables socialistes de «miser sur l’échec du gouvernement», le Front de gauche a décidé de passer à l’offensive et de réaffirmer ses ambitions. À savoir, obtenir «un vrai changement» et « imposer tout de suite des mesures vitales » concernant en premier lieu l’emploi et le pouvoir d’achat.

«25 premières mesures pour changer d’orientation»

L’objectif de leur campagne ? « Remettre en marche un mouvement populaire important pour des choix alternatifs », précise Pierre Laurent. Et Christian Picquet d’ajouter : « Nous voulons redonner de l’espoir pour faciliter et initier la mobilisation et rassembler à gauche, car nous pensons que nous sommes majoritaires. »

À l’appui de cette ambition, une série de « 25 premières mesures pour changer d’orientation » ont été présentées, hier. De la réforme bancaire à l’augmentation du Smic à 1 700 euros (voir ci-contre), celles-ci s’appuient « sur le refus de la soumission au traité européen, aux marchés financiers et sur la volonté de promouvoir une autre répartition des richesses en faveur du salariat ; un autre type de développement économique non productiviste, s’appuyant notamment sur la réindustrialisation de notre pays et la planification écologique afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques du plus grand nombre », selon le document de campagne. Un message qui s’adresse tant aux parlementaires de gauche qu’aux syndicalistes « qui se battent mais ont besoin d’une perspective ».

Meetings régionaux

Outre la multiplication au niveau local des initiatives publiques pour partager ces propositions et soutenir les luttes, un premier rendez-vous de dimension nationale est pris pour le 23 janvier, à Metz (Moselle). Au cœur de la Lorraine et « à deux pas de Florange », celui-ci devrait s’ouvrir sur une intervention des sidérurgistes en lutte avant des prises de parole de cinq des dirigeants du Front de gauche (Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Picquet, Clémentine Autain et Myriam Martin pour la Gauche anticapitaliste). Il devrait être suivi d’une série de meetings régionaux avant un point d’étape de la campagne en juin. Si, dans un premier temps, la question de l’emploi doit être au cœur des initiatives du Front de gauche qui s’est particulièrement appliqué hier à dénoncer « l’accord CFDT-Medef extrêmement inquiétant », le suspens est maintenu jusqu’au 23 janvier quant aux autres temps forts de la campagne.

 

  • A consulter:

Les 25 propositions du Front de gauche contre l'austérité

  •  lire aussi:

Emploi: les parlementaires du Front de gauche diront non à l'accord

Julia Hamaloui

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 18:57

 

 

  le 17 Janvier 2013

 

Renault: quelle ligne rouge?
 

"Hier, le ministre du Redressement productif a exprimé la position du gouvernement. 
«Il n’y a pas, pour nous, un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies», a bafouillé Arnaud Montebourg, visiblement mal à l’aise". Cette interprétation de « la ligne rouge » est assez tragique…" relève Jean-Emmanuel Ducoin dans l'éditorial de l'Humanité de ce jeudi.

Comment les dirigeants d’une entreprise française détenue à 15 % par l’État, avec un gouvernement socialiste, peuvent-ils se comporter de la sorte? Très franchement, cette question risque de hanter tous 
ceux qui refusent toute forme de résignation et gardent 
au fond du cœur le sens du bien commun et le goût 
pour les affaires publiques… On dit des requins de la finance qu’ils n’ont ni foi ni loi, autre que celle du profit. Un jour, on dira peut-être de Carlos Ghosn, le patron de Renault, qu’il n’aura été qu’un de ces serviteurs zélés capables de brader l’un de nos fleurons nationaux sur l’autel de la rentabilité. L’annonce d’une réduction de 7500 postes d’ici à 2016, soit 17% des effectifs, n’est pas seulement une douche froide pour les salariés concernés, c’est également un coup de tonnerre dans un paysage industriel dévasté. Après Peugeot et ses 11000 postes sacrifiés, Renault entre dans la danse macabre. 
Celle des sorties de route programmées.

Le cynisme des dirigeants de l’ex-Régie pourrait figurer au palmarès du genre. Les syndicalistes ont en effet appris cette terrible saignée en plein milieu de la sixième réunion de négociation sur la compétitivité. Ça ne vous dit rien? Quelques jours à peine après la signature entre le Medef et la CFDT qui entérine les « accords compétitivité » pour « éviter les licenciements », Carlos Ghosn applique à la lettre l’impitoyable logique du texte : un moyen de restructurer à bon compte. N’y voir aucune coïncidence. Pour tester la flexibilité, le constructeur, membre actif de l’UIMM, a joué les éclaireurs. Et pour le Medef, il a servi de cheval de Troie.

Dans la lignée de « l’accord de la peur » conclu avec les syndicats espagnols en novembre dernier, qui a tiré les salaires et les conditions de travail dans un moins-disant social historique, les syndicats français sont sommés d’accueillir sans moufter les conditions qui leur sont proposées. Autrement dit, d’accepter la mise en concurrence entre les sites du groupe, donc entre les peuples, en validant la coupe des effectifs. Faute de quoi, les dirigeants menacent de fermer un site en France, tout en continuant de verser des millions d’euros aux actionnaires… Un chantage inqualifiable !

D’où notre question du début: comment 
une entreprise détenue à 15% par l’État peut-elle se comporter ainsi? Hier, le ministre du Redressement productif a exprimé la position du gouvernement. 
«Il n’y a pas, pour nous, un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies», a bafouillé Arnaud Montebourg, visiblement mal à l’aise. Selon lui, il n’y aurait pas de plan social, pas de licenciement, pas de fermeture d’usine, tout cela se déroulerait même dans le « cadre normal » de la gestion des effectifs. Vous avez bien lu. Cette interprétation de « la ligne rouge » est assez tragique… 
À ce propos, « l’État actionnaire » relève du ministère 
de l’Économie : mais où est donc passé Pierre Moscovici ? Et où est le « changement de cap industriel » qu’il vantait personnellement avant mai dernier ?

Alors que le marché de l’occasion explose, personne ne peut contester les difficultés d’un secteur automobile où les constructeurs français ne sont pas épargnés. Mais d’où viennent ces difficultés? Du sacro-saint « coût du travail » ou de la crise du pouvoir d’achat  En 2012, les immatriculations en Europe 
ont reculé de plus de 8%. Et quels sont les pays où le marché a le plus sombré? La Grèce et le Portugal (– 40%), l’Italie (– 20%), l’Espagne (– 13%). Pas besoin de sortir de l’ENA ou d’HEC pour comprendre que là où l’austérité frappe le plus, les niveaux de vie s’effondrent

  • A lire aussi:

Dans l'Humanité, ce jeudi, la stratégie suicidaire de Renault

7500 emplois de moins chez Reanult: "acceptable" pour Arnaud Montebourg

Par Jean-Emmanuel Ducoin

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 23:22

 

  le 15 Janvier 2013

Accord

Emploi : l’accord critiqué au PS

 

Trois responsables et élus du Parti socialiste jugent le texte, 
issu de la négociation, « déséquilibré » et « pas acceptable ».

«Un texte déséquilibré», «pas acceptable». Dans un communiqué publié hier, trois responsables du PS, Emmanuel Maurel, membre du bureau national, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice, et Jérôme Guedj, député, analysent en ces termes l’accord issu des négociations patronat-syndicats sur l’emploi. « Cet accord n’est pas acceptable », expliquent-ils, en premier lieu parce que, si « doivent être saluées plusieurs avancées non négligeables » (encadrement des temps partiels, droits rechargeables à l’assurance chômage, extension des complémentaires santé, etc.), « côté régressions sociales, la liste est longue et lourde : retour des accords “compétitivité-emploi”, licenciements facilités, limitation du recours au juge civil, mutations imposées facilitées… ». « Ces reculs sociaux ne peuvent être portés par la gauche », font-ils valoir. Deuxième argument : il s’agit « d’un accord qu’on ne peut qualifier de majoritaire ». « En l’état, remarquent les auteurs, un accord conclu côté syndical par la CFDT, la CFTC et la CFE/CGC n’est pas valide dans l’esprit de la loi de 2008 (sur la représentativité syndicale – NDLR) voulue par les partenaires sociaux. » Enfin, pour Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, « les choix faits par les négociateurs de cet accord ne sont pas tous compatibles avec les engagements pris par la gauche » lors des dernières élections. Pour eux, le « redressement économique et social » ne « passera pas par un accroissement de la précarité des salariés ». « Il ne peut être question, concluent-ils, de priver la représentation nationale de son droit de débattre et décider de l’orientation politique sur ces sujets essentiels. » Sur ce dernier point, ils sont rejoints par Guillaume Balas, chef du courant de Benoît Hamon (Un Monde d’avance), qui met en garde contre la « transformation » de la représentation nationale « en une chambre d’enregistrement du dialogue social » et prône « un débat approfondi et détaillé sur cet accord, y compris en améliorant le texte si nécessaire ».

Y. H.

 LES DEPUTES PS SONT DEJA APPELES AU SOUTIEN SANS FAILLE !

Bruno Le Roux, chef des parlementaires socialistes, veut transcrire au plus vite l’accord sur la flexibilité, dénoncé par la CGT et FO.

«Nous allons réussir… Même si beaucoup de Français ­s’interrogent», déclarait, hier, en conclusion de ses vœux à la presse, Bruno Le Roux, député et président du groupe PS à l’Assemblée nationale. Face à ces «doutes» qu’il dit percevoir, le député entend, non pas ­modifier quoi que ce soit de la politique du gouvernement – qui pourtant accompagne la chute de l’exécutif dans les sondages d’opinion – mais simplement faire œuvre de «pédagogie».

Persuadé que, depuis mai 2012, la majorité «a mis en œuvre le changement attendu par les Français», Bruno Le Roux indique que, pour 2013, les «efforts (de son groupe) porteront sur l’objectif central fixé par François Hollande: inverser la courbe du chômage». Dans cet objectif, il se félicite «de l’accord positif et représentatif» obtenu dans le cadre des négociations sur le droit du travail. Faisant, du même coup, l’impasse sur le fait que deux syndicats, et non des moindres, la CGT et FO, qui recueillent à eux deux la majorité des suffrages aux élections professionnelles chez les salariés, récusent cet accord.

Bruno Le Roux souhaite que «cet accord soit, au plus vite, traduit dans une loi», indiquant même que, par «loyauté envers les signataires», le contenu de celle-ci ne devra pas «s’écarter de l’accord conclu». Voilà les députés de la majorité présidentielle prévenus sur les limites à ne pas dépasser quant au contenu de leurs éventuels amendements. Pas sûr que tous apprécieront cette censure.

 

Max STATT


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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 23:04

      

  le 15 Janvier 2013

 

Emploi: les parlementaires Front de gauche diront non à l'accord

 

"Nous, nous n'accepterons pas en tant que parlementaires de transcrire cet accord en l'état", a affirmé Pierre Laurent ce mardi. Le sénateur communiste appelle le Parlement à "trouver d'autres bases" que cet accord trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats.

"Travaillons et allons plus loin que l'accord sur la sécurisation de l'emploi, parce que (...) malheureusement ce qu'il y a d'abord dans l'accord, c'est des mesures de sécurisation du licenciement pour les patrons", a-t-il expliqué lors de l'émission Le Talk Orange-Le Figaro. "On sait ce que ça veut dire. On fait du chantage aux salariés en disant "on va maintenir votre emploi, mais augmenter votre temps de travail et réduire votre rémunération". A l'arrivée, quelques mois ou quelques années plus tard, les salariés ont eu et l'accord et la suppression de leurs emplois"

Reculer les droits sociaux

Constatant les inquiétudes à la gauche du parti socialiste et chez les syndicalistes, le secrétaire national du PCF estime: "Il y a matière à d'autres bases que celles trouvées dans cet accord CDFT – MEDEF. Contrairement à ce que dit Pierre Moscovici, je parie sur le fait qu'il y aura un débat parlementaire. Je ne vois pas au nom de quel argument on va demander à une majorité de gauche de voter un accord qui ferait reculer les droits sociaux, alors que la vocation de la gauche est de faire le contraire."

 

Le gouvernement appelle les parlementaires à "respecter" l'accord. Selon le ministre du Travail Michel Sapin, "que des parlementaires disent "j'ai le droit d'amendement" est parfaitement légitime et normal". Pour autant, un accord "négocié durement, avec des avancées considérables pour les salariés" engage "en tant que parlementaire", a-t-il dit sur France 2. De son côté, Pierre Moscovici, au nom de "la logique du dialogue social", a aussi appelé les députés et sénateurs à transposer dans la loi l'accord "sans le changer". "J'appelle aussi la CGT et Force ouvrière à bien réfléchir. Il ne faut pas lutter contre cet accord, laissons cet accord faire ses preuves", a-t-il dit sur RTL.

  • A lire aussi:

A gauche, des voix pour pour un droit de veto du Parlement

Un dynamitage du droit du travail

S.G.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:33

      7 Jours Filpac CGT

n°20  - mardi 15 janvier 2013

 

Directeur de publication : Marc Peyrade – Rédaction : Jean Gersin (gersin@filpac-cgt.fr)

Filpac CGT : Case 426 – 263, rue de Paris – 93514 Montreuil cedex - Tél. : 01 55 82 85 74 –

Fax : 01 55 82 85 67 - filpac@filpac-cgt.fr  www.filpac-cgt.fr

 

Un  accord sur l’emploi ?

Non un accord pour faciliter les licenciements !

 

L’accord emploi-compétitivité ? Le Medef crie victoire, la CFDT considère qu’il est historique, le gouvernement jure qu’il va le transposer en loi dans 2 mois. Que contient-il réellement ? Il faut le lire. On peut le trouver à l’adresse suivante : http://www.filpac.cgt.fr/IMG/pdf/ANI_CFDT_Medf_et_annexes.pdf

Faites-vous une opinion par vous-mêmes, vous êtes les premiers intéressés. A la Filpac CGT, nous analysons le texte comme de nouveaux droits pour les patrons de licencier et précariser les salariés. Sans aucune contrepartie. Décryptage.

 

  • Accords de maintien dans l’emploi (compétitivité-emploi) : si t’es pas d’accord, dehors !

 

Cet accord Medef- CFDT, avec la CGC et la CFTC permettrait à l’employeur, pour une durée de deux ans, de baisser les salaires et de moduler le temps de travail comme il veut. Tous les salariés, tous les types de contrats, sont concernés.

 

Si le salarié refuse cette modification de son contrat de travail, il sera licencié au nom de ce désaccord, et la direction de l’entreprise n’aura pas à souscrire aux obligations légales pour un licenciement économique.

 

  • Licenciements de 10 salariés dans les entreprises de plus de 50 salariés : beaucoup plus vite

 

La procédure est accélérée de façon considérable :

- la contestation par le salarié doit être formée dans un délai de 12 mois

- la procédure collective s’inscrit dans un délai de 2 à 4 mois selon la taille de l’entreprise.

 

  • Ordre des licenciements : l’arbitraire

 

Cet ordre basé sur l’ancienneté est aboli : désormais l’employeur peut désigner les salariés à protéger selon ses propres critères de « compétence professionnelle ». A sa guise.

 

  • Contourner les Prud’hommes

 

A la place des Prud’hommes, l’accord fixe un barème d’indemnités forfaitaires de licenciement.

L’accord protège l’employeur contre les vices de forme dans la rédaction de la lettre de licenciement, objet de beaucoup de plaintes aux Prud’hommes.

Aucune action au titre du Code du Travail contre la rupture du contrat de travail n’aura plus cours au-delà d’un délai de 24 mois.

 

Conséquence : déjà doté d’un droit considérable de licencier enrichi de la rupture conventionnelle (déjà approuvée par la CFDT en 2008), le patronat dispose de moyens supplémentaires appuyés par des syndicats complaisants, qui ne représentent qu’une petite partie des salariés (la CGC et la CFTC ne seront plus représentatives dans quelques mois, d’où la hâte du Medef…).

 

Les « contreparties » ?

Renvoyées à d’autres négociations, plus tard, éventuellement…

 

La CFDT fait grand cas des « contreparties ». Elle estime avoir eu gain de cause. La lecture du texte de l’accord nous permet d’affirmer que ces « contreparties » reposent sur du vent !

  • Majoration de la cotisation d’assurance chômage des contrats à durée déterminée : renvoyée à une négociation future.

C’est un futur avenant à la future convention d’assurance chômage, à négocier au cours de l’année 2013, qui fixera un barème de la cotisation employeur selon les durée du CDD.

Contrepartie dans la contrepartie : le contrat à durée indéterminée conclu pour l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans est exonéré de cotisations patronales à l’assurance chômage pendant 3 mois, et 4 mois pour les entreprises de plus de 50 salariés. Au total, le patronat est gagnant !

CDI des intérimaires ? Négociation à venir ! Le contrat  à durée indéterminée concernant les intérimaires fera l’objet d’une négociation dans la branche « travail temporaire » dans les 6 mois. Si un accord n’est pas conclu, les signataires de l’accord « conviennent de réexaminer les conditions dans lesquelles la sécurisation des parcours professionnels des intérimaires pourrait être améliorée » (sic).

  • Extension de la couverture complémentaire de santé : une négociation future

Elle est renvoyée à des négociations de branche à partir du 1er avril 2013. Si un accord en résulte, un délai de 18 mois est accordé aux directions d’entreprise pour le mettre en place avec une date butoir au 1er janvier 2016 !

Ce sont les directions d’entreprise, et elles seules, qui choisissent l’organisme assureur. Quand on connaît l’implication du Medef dans les organismes de direction des complémentaires, se profilent de belles opérations juteuses. Les syndicats signataires ont, eux, le droit de faire des suggestions !

  • Droits rechargeables à l’assurance chômage : renvoyés à la négociation de la future convention Unedic.

Cette « création » est renvoyée à la négociation d’un autre accord national interprofessionnel, relatif à l’indemnisation générale du chômage. L’Unedic évaluera avec les négociateurs l’impact de ces futures mesures, de façon à « ne pas aggraver le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage ».

  • Encadrement du travail à temps partiel : de futures négociations de branches

« Les branches professionnelles qui le souhaitent et celles dont au moins 1/3 des effectifs est occupé à temps partiel » ouvriront des négociations visant à organiser les modalités d’exercices du temps partiel. Des secteurs du domaine syndical de la Filpac peuvent être touchés (portage, distribution directe, portage…).

  • Portabilité de la couverture santé et prévoyance des demandeurs d’emploi : dans un an ou deux

Un délai d’un an pour la couverture est accordé aux branches et aux directions d’entreprise pour mettre en place cette mutualisation. Ce délai passe à deux ans pour la prévoyance.

Conséquence : une cascade de négociations aléatoires, ce n’est pas ce qu’on peut appeler « contreparties ». Pourquoi la CFDT s’acharne-t-elle à mentir à ce sujet ?

Informer les syndicats ou les faire taire et les domestiquer ?

La CFDT se glorifie de l’entrée de représentants syndicaux dans les conseils d’administration et les conseils de surveillance, et de meilleures informations données aux instances représentatives du personnel. En réalité le Medef impose au syndicalisme d’être en accord stratégique avec lui !

  • L’employeur consent à donner des informations sous conditions :

Se taire !  « Quand l’employeur estime que les informations qu’il doit donner sont sensibles et doivent rester confidentielles, il indique aux élus les raisons et la durée souhaitable de ce caractère confidentiel que les élus sont tenus de respecter ».

Etre en accord avec l’employeur ! En annexe de l’accord est fournie la feuille de route pour les syndicalistes CFDT CGC et CFTC : « Partager les options stratégiques de l’entreprise pour initier des discussions sur la création et la répartition de valeur dans l’entreprise. » « Sois d’accord avec le patron tais-toi et collabore. » Voilà les nouveaux droits conquis par l’accord CFDT-Medef.

 

Cet accord, signé par des syndicats qui ne représentent qu’une petite partie des salariés, ne doit pas aboutir à une loi. Les directions d’entreprise doivent savoir que pour la Filpac CGT et toute la CGT, c’est non. Les parlementaires doivent être contactés pour leur faire connaître la position du syndicat majoritaire dans le pays. Ce n’est qu’un début…

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 22:22


Voeux de B.THIBAULT par CGT-FAPT77

 

Bernard Thibault adresse ses vœux et ceux de la CGT aux salariés, privés d’emploi, retraités.

Il revient à cette occasion sur la forte aspiration des citoyens à des changements en matière économique et sociale qui s’est exprimée, par exemple, dans les élections politiques. 
Il se félicite de la très forte confiance placée dans la CGT par les salariés des très petites entreprises (+ de 29% des voix) qui viennent de voter pour la première fois en novembre et décembre. Il y voit un encouragement à défendre pied à pied les intérêts des salariés face aux prétentions patronales qui s’expriment aujourd’hui dans les négociations sur le marché du travail. 
A un moment où l’organisation prépare son 50ème congrès, il appelle tous les salariés à prendre leur place dans la CGT en se syndiquant.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 21:57

 

 

  le 7 Janvier 2013

 

Négociation emploi : Informer, mobiliser les salariés (CGT, FO, FSU Ile de France)


COMMUNIQUE DE LA CGT, FO et FSU Ile de France


Depuis plusieurs semaines, des négociations sont en cours, entre les organisations d’employeurs et les syndicats de salariés. A la demande du gouvernement, cette négociation devait avoir comme objectif : la sécurisation de l’emploi !

Or, cette négociation s’oriente vers une plus grande flexibilité telle que l’exige le MEDEF. Elle ne répond pas à la situation d’urgence sociale, de précarité galopante et d’explosion du chômage. Pour les organisations syndicales signataires, c’est inacceptable !

Tous les salariés doivent connaître les conséquences gravissimes qui pèseraient sur eux si les projets du MEDEF étaient validés. Les droits liés au CDI seraient contournés par l’instauration d’un nouveau type de contrat de travail, le contrat intermittent. La possibilité pour l’employeur de licencier serait ouverte sans avoir de justification à présenter ; réduction des recours en justice et des peines encourues par les employeurs serait acquise.

Le patronat va jusqu’à exercer un chantage en suggérant une hypothétique complémentaire santé pour tous les salariés contre des procédures de licenciement accélérées !

En clair, le MEDEF en veut toujours plus !

Cette volonté de transformation en profondeur du contrat de travail vise à généraliser  la précarisation de l’emploi et, au-delà, s’en servir pour  la remise en cause du statut des fonctionnaires et agents publics.  Les enjeux de ces discussions concernent tous les salariés, quel que soit leur secteur d’activité. Au moment où, au nom de la crise, le gouvernement refuse, notamment, la revalorisation du SMIC, gèle l’emploi public et les salaires des fonctionnaires et octroie sans contrepartie 20 milliards au patronat, les organisations syndicales franciliennes signataires du présent communiqué appellent tous les salariés à développer à tous les niveaux les mobilisations pour construire une autre politique économique et sociale.

A l’occasion de la prochaine séance de négociation, la CGT Île-de-France, FO Île-de-France, la FSU-Ile-de-France  organisent donc un rassemblement régional le :

Jeudi 10 janvier à 12h30 devant le siège du Médef National, 55, avenue Bosquet – 75007 PARIS – Métro : école militaire

 

 

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