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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 18:11

 

Le Snes demande à Vincent Peillon (photo) d'abandonner son projet de décret

  le 5 Juin 2013

 

Vincent Peillon veut baisser le salaire des enseignants débutants

               

Selon le Snes-FSU, un projet de décret vise diminuer de 400 euros bruts la rémunération proposée aux professeurs et conseillers principaux d'éducation débutants.

Si ce décret est publié au journal officiel, ceux-ci ne toucheraient que 1600 euros bruts mensuels, au lieu des 2000 euros actuellement. Le premier syndicat des personnels du second degré s'étonne de cette mesure. "La décision de diminuer la rémunération des nouveaux enseignants, si elle était confirmée par le ministre, irait à l’encontre des engagements du ministre lui-même et ne pourrait que conduire à une forte réaction de tous les personnels" peut-on lire dans son communiquépublié ce mercredi matin.

Crise du recrutement

Le Snes-FSU rappelle que, selon les chiffres même de l'OCDE, "les enseignants débutants français sont payés 10% de moins que la moyenne des pays" membres de l’organisation internationale. Il se demande comment un telle baisse de salaires pourrait répondre à la "crise du recrutement des enseignants et des conseillers principaux d’éducation (CPE)".

Austérité budgétaire?

Ce projet intervient alors que d'autres coupes ont été effectuées dans le budget de l'Education nationale: 2000 assistants d'éducation en moins à la rentrée 2013, pas de réel coup de pouce pour les bourses et aux fonds sociaux (à lire: Quand Vincent Peillon s'emmêle les bourses). L'austérité budgétaire semble donc toucher aussi l'Education nationale. Celle-ci faisait pourtant partie des ministères prioritaires du candidat Hollande, avec celui de la Justice et de l'Intérieur. Un autre signe? Derrière laprime de 400 euros annuelle que serait prêt à verser le ministre Peillon aux 300.000 enseignants, en récompense de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, il s'agit d'une prime annuelle du même montant, non reconduite que

  • A lire aussi:

Le communiqué du Snes-Fsu

Le gouvernement tente de relancer l'attractivité du métier

S.G.

 

3 commentaires
 

Ne PEILLON plus les enseignants.

Sig
 

Excellente décision pour décourager les candidats au professorat.
Dites-le franchement que vos intentions sont de supprimer carrément l'école de la République !

Sig
 

Allez encore un petit effort et le PS fera mieux, beaucoup mieux que la droite.
Après le renoncement, après le reniement, voici venu le temps du vol.
Qui y aura-t-il ensuite?
Avec les sociaux-démocrates on peut s' attendre à tout; dans ce qu'il y a de pire.
Ils ne seront pas réélus: ils le savent et s'en moquent.
Ils reviendront la fois d'après.
Ce sont les petits soldats de la défaisance des acquis sociaux et de l'appauvrissement et l' effacement de la France.
Avec eux la Droite est inutile.
Car ces méritants savent faire le travail, le sale travail; ils en sont les continuateurs et les amplificateurs.
C' est d'autant plus touchant qu' ils savent que la Droite, le Capital, les Bénéficiaires de cette politique de casse ne leur en seront jamais reconnaissants.
Ils les trucideront toujours.

Pourquoi cet acharnement?
Il suffit de voir d'où ils viennent: de HEC, de l' ENA, d' autres lieux où sont formés et déformés dans une bulle irréelle les futurs "cadres" de la Nation.

On les bourre comme des oies et ils doivent pondre la ressucée que leur ont enseignée leurs maîtres en théologie .
Comme des zélotes ils ne remettent rien en cause.
Le doute n' est pas dans leur culture.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 21:20

 Allocations-familiales.jpg

  le 4 Juin 2013

 

"Familles, je vous aime"

 

Une phrase du discours de Jean-Marc Ayrault, hier, « sur la rénovation de la politique familiale », mérite d’être citée. Elle est tirée du préambule de la Constitution de 1946 : « La nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. » Et le premier ministre de poursuivre : « La nation, c’est l’État, les collectivités locales, les caisses d’allocations familiales, les associations, les entreprises. » Mais pourquoi diable seules les familles sont-elles mises à contribution ?

Non sans un brin de démagogie, quand on affirme encore que ce seront les plus aisées et qu’« il n’est pas normal qu’une famille aisée bénéficie d’un avantage très supérieur à celui dont bénéficie une famille modeste ». Sauf que le plafonnement du quotient familial va concerner nombre de couples de cadres et que « l’aménagement », comme il est dit élégamment, de la prestation jeune enfant touchera des couples avec un revenu de 3 250 euros par mois, qui perdront tout de même plus de 900 euros par an !

Oh, bien sûr ce n’est pas famille je vous hais, comme disait Gide, non, la famille on l’aime, on veut la protéger. Le 7 février dernier, a rappelé Jean-Marc Ayrault, « pour la réinstallation du Haut Conseil de la famille, je vous avais dit mon attachement à la famille et à ses valeurs, à la politique familiale française et à sa réussite ». Mais c’est la famille qui paiera.

Certes, le gouvernement, en renonçant à moduler les allocations familiales en fonction des revenus, semble avoir renoncé à porter atteinte à l’universalisme de la politique familiale hérité de la période de la Libération. Une atteinte d’autant plus problématique qu’en remettant en question une prestation sociale versée en lieu et place de l’impôt payé, il se serait ainsi attaqué au principe selon lequel c’est de l’impôt que procède la redistribution. Il reste cependant qu’avec la modulation du quotient familial, c’est bien la famille en tant que telle qui va devoir ouvrir sa bourse. Par le biais de l’impôt, certes, 
et cela fait indiscutablement une différence, mais il s’agit bien tout de même d’installer le fait comme l’idée que c’est au fond aux familles de supporter l’effort.

Il est vrai que le premier ministre a annoncé, 
en même temps, la création de 100 000 places en crèche, la scolarisation de 75 000 enfants de deux à trois ans supplémentaires, la création de 100 000 solutions d’accueil auprès d’assistantes maternelles, des mesures pour les familles monoparentales et celles sous le seuil de pauvreté. Mais si les mesures fiscales sont datées, celles-ci ne le sont pas et surtout qui va payer ? Les collectivités locales ? Avec pour effet de reporter sur l’impôt ces efforts supplémentaires ?

En réalité, si les annonces faites hier paraissent équilibrées, ce n’est pas le cas. Mais il y a en plus, dans ce choix de faire payer les familles, même « aisées », une sorte d’opération idéologique, amenant en quelque sorte à les rendre responsables du déficit de la branche famille, quitte à se serrer un peu la ceinture pour aider 
les familles les plus démunies. Mais outre que ce déficit est construit par le fait que la branche famille supporte des charges indues, l’ensemble de ces mesures fait entendre un silence assourdissant sur une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu comme sur les cotisations des entreprises, dont Jean-Marc Ayrault 
dit pourtant qu’elles sont aussi la nation. Il est vrai 
que le Medef estime que les entreprises n’ont rien 
à voir avec la famille et ne devraient pas payer 
du tout. Une fois encore, s’il n’est pas totalement
 écouté, il semble avoir été entendu.

Maurice Ulrich

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 20:31

Après la lutte des Camarades d'Aulnay et alors que l'entreprise Peugeot ouvre un cycle de négociations pour "bâtir son nouveau contrat social", il est important de lire l'histoire du plus long conflit que la firme du lion ait connu.

L'auteur Joël Moreau, responsable syndical CGT à l'époque, explique l'origine du conflit et relate jour après jour la montée en puissance du mouvement, pourquoi et comment il a pu durer aussi longtemps, l'important mouvement de solidarité qu'il a suscité dans tout le pays mais aussi les violences orchestrées par la direction, les provocations pour pousser les grévistes et leurs syndicats à la faute et briser le mouvement ! A lire absolument ...

Ce livre a été édité par l'IHS d'Alsace, Institut d'Histoire Sociale de la CGT


les-sept-rugissantes-copie-1.jpg

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 23:00

Najat-Vallaud-Belkacem-copie-2.jpgPSA : Ceci n'est pas une fermeture, juste un "déménagement" ....


Quand les responsables socialistes emploient la novlangue patronale ....Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a commenté à sa façon la volonté de PSA de fermer son site de Meudon-la Forêt.

"C'est bien d'un déménagement qu'il s'agit", assure-t-elle, reprenant en fait la formule du constructeur. Et d'ajouter : "Les salariés sont invités à rejoindre Vélizy, qui est à dix kilométres."

La direction envisage sérieusement de se débarrasser de ce site d'informatique et de "redéployer" les 600 salariés ailleurs dans le groupe. Certains seraient contraints de se rendre dans les Yvelines (vélizy, Poissy). Mais, selon des témoignages, un service entier pourrait être transféré à Vesoul, à près de 4 heures de route !

Qu'importe la réalité géographique, puisque la porte-parole préfère se cantonner aux communiqués de presse de PSA. 

Même le quotidien "Les Echos" a épinglé la reine de la langue de bois, raillant un "euphémisme que n'aurait pas renié l'écrivain André Breton, qui souhaitait être conduit au cimetière dans une voiture de déménagement".


Lu dans l'HD 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:37

 

 

Plusieurs députés socialistes demandent des dérogations à l'interdiction du travail dominical pour certaines enseignes de bricolage situées "aux côtés de jardineries ou de magasins de meubles", qui y sont, elles, autorisées sous certaines conditions.

  le 21 Mai 2013

 

Travail le dimanche: la CFTC demande aux députés PS de respecter la loi

Le syndicat CFTC s'est "étonné" ce mardi que des députés PS réclament l'ouverture de magasins de bricolage le dimanche en Ile-de-France, estimant qu'un "élu de la République doit d'abord exiger des puissances de l'argent le respect de la loi".

Plusieurs députés socialistes ont récemment écrit au ministre du Travail Michel Sapin pour lui demander des dérogations à l'interdiction du travail dominical pour certaines enseignes de bricolage situées "aux côtés de jardineries ou de magasins de meubles", qui y sont, elles, autorisées sous certaines conditions. Parmi ces signataires: le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, élu de Seine-Saint-Denis. Et selon Olivier Faure, élu de Seine-et-Marne, le président de l'Assemblée Claude Bartolone, dont le fief est la Seine-Saint-Denis, leur a apporté son soutien.

Syndrome Cahuzac?

"Comment justifier auprès des petits trafiquants de banlieue qu'ils doivent respecter les lois de la République quand, à leur porte, des chaînes commerciales piétinent la loi et les décisions des tribunaux, pour un seul motif: faire de l'argent?", écrit dans un communiqué la CFTC Ile-de-France. "Ignorer les lois de la République quand on est un représentant de celle-ci, est-ce un syndrome Cahuzac?", poursuit le syndicat chrétien, très attaché au "principe du repos dominical qui permet la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle".

Depuis quelques années, les syndicats multiplient les actions judiciaires contre les enseignes qui ouvrent le dimanche, journée théoriquement consacrée au repos hebdomadaire, mais sujette à de nombreuses dérogations et aménagements. De leur côté, les enseignes de bricolage réclament une modification de la législation pour avoir le droit d'ouvrir le dimanche comme les secteurs de l'ameublement et des jardineries.

Comme l'avait déjà affirmé en décembre dernier Michel Sapin, une évolution réglementaire pour élargir les dérogations n'est pas à l'ordre du jour, expliquait-on lundi au ministère du Travail.

  • A lire aussi:

Travail du dimanche: pas de condamnation pour Bricorama

Commerce: la flexibilitée contestée

S.G.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:18

      

Visitez notre site
Communiqué de presse sur la suspension de la grève
18/05/2013
 
A LA UNE
 

Pendant 4 mois de grève, les salariés ont tenu en échec PSA et ont réussi à ne pas se faire écraser

Ce vendredi 17 mai, les salariés de PSA Aulnay en grève depuis 4 mois (16 janvier) ont voté en Assemblée Générale la suspension de la grève et ont demandé à la CGT et à la CFDT de signer un protocole de fin de grève.

Pour l'ensemble des salariés, la fermeture de l'usine reste toujours inacceptable et injustifiée. Cette fermeture est un véritable gâchis social qui aura des conséquences désastreuses au niveau de la région. C'est pourquoi si les salariés ont décidé de suspendre la grève, ils n’ont pas renoncé à défendre leur droit.
 
Depuis 4 mois, des centaines de salariés ont réussi à tenir en échec la direction de PSA dont le principal actionnaire, la famille Peugeot, est une des familles les plus riches et les puissantes de France. Contre eux, les grévistes ont eu aussi le gouvernement qui a pris fait et cause pour la famille Peugeot et ses actionnaires et a mobilisé les moyens de l’État contre la grève.
 
Depuis 4 mois, les salariés ont montré qu'il est possible de relever la tête et de se battre collectivement de ne pas se faire écraser, même s'ils n'ont pas réussi à faire reculer PSA sur la fermeture de l'usine ou à obtenir un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans. Il aurait fallu pour cela une lutte qui se généralise.
 
Cette longue grève, est une véritable fierté pour les centaines de salariés qui y ont participé. C'est la fierté d'avoir mené un combat juste et légitime. C'est le combat pour l'emploi et pour protéger les conditions d'existence face à une direction qui licencie dans le seul but d'augmenter les profits.
 
Le soutien extraordinaire de dizaines de milliers de travailleurs est la preuve la plus éclatante que cette grève était juste et que nombre de militants et de travailleurs s'y reconnaissaient. 
Tous les grévistes tiennent à remercier tous les travailleurs qui les ont soutenus et leur ont permis de tenir. 
 
Grâce à la grève, PSA a dû céder un certain nombre mesures.
 
Concernant l'ensemble des salariés concernés par le PSE :
- La prime de licenciement supra-légale est passée de 6 mois à 12 mois.
- Pour les travailleurs âgés, le départ anticipé est passé de 30 à 36 mois.
- Les critères restrictifs pour toucher les primes de déménagement ont été quasiment annulées.
- La prime de mutation est passée de 5000 € brut imposable à 5000 € net non imposable
 
Concernant les grévistes de PSA Aulnay :
- La réintégration des 4 salariés honteusement licenciés. Ils pourront bénéficier des mesures du PSE ou de la possibilité de reclassement à la RATP, SNCF ou ADP.
- L'annulation des procédures de licenciements contre les délégués.
- L'annulation de toutes les poursuites pénales et disciplinaires.
- Des garanties écrites concernant les mutations.
- Une indemnité forfaitaire supplémentaire pour ceux qui choisiraient de quitter l'entreprise avant le 31 mai.
- Les journées de grève sont neutralisées pour le paiement des journées de chômage, du calcul de la prime de 13éme mois, des jours de congés payés, des jours fériés ce qui atténue fortement les pertes financières de la grève.
 
La grève reste la meilleure arme des travailleurs !
 
Jean-Pierre MERCIER
DS CGT PSA Aulnay
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 20:07

 

 

1er Mai : 279 manifestations contre l'austérité, pour le progrès social

La CGT, la FSU et Solidaires ont appelé à manifester mercredi 1er mai, journée internationale du travail, sous le signe du refus du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi, qui est, selon les trois syndicats, "la copie conforme des exigences du Medef" et "un recul historique".

« Contre l’austérité, pour l’emploi et le progrès social, pour la solidarité internationale et européenne »

Manifestation de MULHOUSE :

DEPART : PLACE DE LA BOURSE à 10h 00, vente du Muguet de la Solidarité par les militants du PCF

ARRIVEE au PARC SALVATOR avec possibilité de se désaltérer et de se restaurer aux différents stands, possibilité de s'inscrire pour le déplacement en bus à la manifestation citoyenne pour la 6ème République le 05 Mai 2013 à PARIS.

mai98 muguet

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 19:52


 

SOCIÉTÉ -  le 29 Avril 2013

 

Dominique Noguères : "La justice a besoin du Syndicat de la magistrature, soutenons-le"
Dominique Noguères, avocate et militante du Front de Gauche, est l'invitée de la semaine de l'Humanité. Elle revient aujourd'hui sur l'affaire du "murs des cons" du syndicat de la magistrature. "La liberté d’expression syndicale ne se discute pas, y compris par la satire, qui plus est dans un cadre privé."

La polémique autour du « Mur des cons » du Syndicat de la magistrature, que certains voudraient bien voir disparaître, met en évidence un état d’esprit délétère et dangereux. La liberté d’expression syndicale ne se discute pas, y compris par la satire, qui plus est dans un cadre privé. La Cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France, le 14 mars, pour atteinte à la liberté d’expression, considérant, je cite, que « les interventions satiriques concernant des sujets de société peuvent elles aussi jouer un rôle très important dans le libre débat des questions d’intérêt général, sans lequel il n’est pas de société démocratique ».

La justice a besoin du Syndicat de la magistrature, soutenons-le.

Les propositions de réforme de la justice présentées par Mme Taubira (suppression des peines planchers, révision de la politique du tout-carcéral, etc.) méritent un intérêt certain. Malheureusement, nous avons tout 
à craindre que la politique actuelle 
du gouvernement ne lui permette pas 
de les mettre en application, d’autant que son ministère subit, comme les autres, les effets de la politique d’austérité imposée par le traité européen.

L’affaire Cahuzac a démontré la pauvreté des moyens dont dispose la justice pour agir. C’est pour cela que j’ai signé un texte avec des avocat-e-s, magistrat-e-s, et professionnel-le-s de la justice dans lequel nous déplorons le démantèlement de la justice chargée de la lutte contre la corruption et nous constatons que les juges et les policiers sont privés de moyens et que leurs investigations sont entravées.

Le refus du gouvernement de mettre en œuvre la loi d’amnistie des syndicalistes est-il le prélude à une répression contre le monde syndical et associatif qui résiste et fait son travail de contre-pouvoir ?

Oui, décidément, il faudra être nombreux, le 1er mai, avec les syndicats et, le 5 mai, avec la gauche dans sa diversité pour redonner corps aux changements que nous voulons.

Dominique Noguères

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 21:16

5mai-La-Marianne-copie-2.jpg    

Appel de syndicalistes à la marche unitaire du 5 mai, contre la finance et l’austérité, pour la 6ème République

Publié le 22 avril 2013

Nous, syndicalistes du privé comme du public, appelons les salariés, les privés d’emploi, les précaires, les retraités à manifester le 5 mai pour une VIème République, l’exigence de démocratie et d’égalité des droits, l’urgence d’une véritable sécurisation de l’emploi et du travail qui doivent être entendus dans l’entreprise comme dans la cité.

Il faut reprendre l’initiative pour mettre un coup d’arrêt à la politique néolibérale de ce gouvernement.

Nous refusons le recul historique qu’est l’ANI, accord prétendu de sécurisation de l’emploi qui est un leurre. Ce n’est que la copie conforme des exigences du MEDEF qui va faciliter les licenciements et offrir au patronat la possibilité de baisser les salaires et d’augmenter le temps de travail. Sur le plan de la démocratie dans les entreprises, il rogne gravement les droits des CE et des représentants du personnel alors que l’exigence de pouvoirs aux salariés grandit face à l’appétit des actionnaires. Cet accord transformé en loi à l’initiative du gouvernement est une attaque contre le code du travail, au profit de négociations par entreprises plaçant les salariés en position de faiblesse.

Nous refusons l’orthodoxie budgétaire et son dérivé, la rigueur, utilisés pour casser les services publics et livrer des pans entiers de l’économie au privé, comme dans de nombreux pays européens. La loi dite de refondation de l’école qui maintient les inégalités, les pressions sur les hôpitaux publics et leur mise en concurrence avec le privé sont 2 exemples de la nocivité pour l’ensemble des services publics du pacte de compétitivité et des diktats de Bruxelles.

Après avoir grandement contribué à la victoire de François Hollande, nous ne reconnaissons pas, dans la politique actuelle du gouvernement une politique de gauche qui rompt clairement avec les politiques d’austérité et de reculs sociaux du gouvernement Sarkozy. Pour preuve, nous attendons encore la loi d’interdiction des licenciements boursiers pourtant promise pendant la campagne présidentielle, alors que Florange ferme les hauts fourneaux, que Petroplus, PSA, Fralib et bien d’autres sont abandonnés. Nous exigeons dès le 16 mai un signe fort des parlementaires : le vote la loi d’amnistie des syndicalistes et des militants sociaux, suite à la première victoire arrachée au Sénat le 27 février dernier.

Nous refusons l’emprise toujours plus étouffante des logiques de l’argent, des marchés financiers sur la vie sociale économique et politique dont le scandale d’un ministre du budget pris à frauder contre l’intérêt de la République n’est qu’une illustration.

Il est urgent d’en finir avec ces institutions issues d’une époque révolue qui assurent la domination des marchés financiers.

Face à la gravité de cette situation où la droite arrogante flanquée d’une extrême droite menaçante, veulent leur revanche, l’intervention populaire et le rassemblement citoyen le plus large sont nécessaires pour construire une Vie république qui élargisse les droits, étende la souveraineté populaire et favorise la démocratie sociale.

Premiers signataires

Laurence Millet, SANOFI SUD CHIMIE

Sébastien Migliore, Syndicaliste poursuivi en justice,

André Fadda, CGT Interim

Xavier Mathieu, délégué syndical « CONTI»

Pierre Kalfa, Membre du Conseil économique social et environnemental

CGT « Léon de Bruxelles », syndicat interprofessionnel

Raymond Chauveau, syndicaliste/droits des migrants

Laurence Sauvage, SN en charge des luttes au Parti de Gauche

Guy Tresallet, Education nationale 93

Dominique Piron, CGT

Jean-Luc Broute, PETROPLUS

Pascal Joly, Cheminot

Jean-Michel Mespoulède, Syndicaliste CGT

Gilles Perret, réalisateur « Walter, retour en résistance », « De mémoires d’ouvriers »

Philippe Galano, syndicaliste criminalisé

Claude Debons, syndicaliste

FRALIB

Oliviez Azam, Réalisateur/Documentaliste « Grandpuits et petites victoires »

David Ricatte, CGT Air France

Guy Pascal Giniot, DS CGT FNAC

Claudette Montoya, CGT CARREFOUR

Charlie Levenard, CGT AIR France Bastia

Babouse, dessinateur

Reza Painchan

Joel Biard

Daniel Mermet, Journaliste à France Inter « La-Bas si j’y suis »

Eugénio Bressan, syndicaliste enseignant, ex secrétaire national du SNES-FSU

Jean-Michel Devron

Karl Gazhi

Dominique Liot, FASE, Militant et acteur Robin des Bois de l’énergie Toulouse

Jean-Albert Guidou

Jean-Malifaud

Pierre Marsaleix

Nicole Sergent

Signez l’appel sur http://luttesociale.net.

La marée monte !
  
C'est cinq départements de plus qui sont désormais couverts par des moyens de transports : Hautes-Alpes (05), la Seine-et-Marne (77), le Pas-de-Calais (62), l'Orne (61) et la Vendée (85). 

Les appels thématiques rencontrent un grand succès : plus de 800 signataires pour l'appel des écologistes, plus de 400 pour l'appel de la culture, près de 200 déja pour les appels pour l'égalité des droits, pour la justice ou pour la défense des libertés associatives.

La marée monte : pour y contribuer, transférez cette lettre à un maximum de personnes ! 
 
 




Ils marcheront

» Jean Gadrey,   

Professeur honoraire d’économie à l’Université Lille 1


» Les FRALIBS


» Anita Rozenholc, comité de rédaction d’Ecorev


» Daniel Mermet, Journaliste à France Inter


» Marie-Christine Vergiat, députée européenne

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 21:57

Sénat: les communistes dénoncent "un coup de force contre le monde du travail"

"Il s'agit d'un coup de force pas seulement contre la démocratie parlementaire, mais aussi contre le monde du travail", a réagi Elianne Assassi, présidente du groupe CRC samedi soir, alors que le gouvernement a fait passer en force, via une procédure accélérée, le projet de loi sur l'emploi dans la nuit de samedi à dimanche.

Elianne Assassi avertit que ce coup de force "ne restera pas sans conséquences". "Jamais un gouvernement n'aura usé d'une telle arme à l'encontre de sa majorité parlementaire", souligne le groupe communiste, républicain et citoyen dans un communiqué publié samedi soir. "C'est la démonstration de l'incapacité du gouvernement à répondre aux questions et aux contre-propositions formulées par les 450 amendements élaborés avec le monde du travail et présentés par le groupe Communiste Républicain et Citoyen et qui s'opposaient frontalement au projet de loi rédigé par le MEDEF", poursuit le texte.

Fuir le débat

Les sénateurs communistes, qui ont quitté l'hémicycle samedi soir en signe de protestation contre le passage en force du gouvernement sur l'ANI, déplorent: "Le gouvernement a préféré fuir le débat, comme l’avait fait, en son temps, Nicolas Sarkozy, avec la réforme des retraites, contre son opposition". Ils soulignent qu'ils étaient la plupart du temps des 48 heures de débat "plus nombreux dans l'hémicycle que les sénateurs et sénatrices des autres groupes". Ils concluent en relevant que "le Gouvernent, qui a fait la promesse à Madame Parisot que le Parlement adopterait au mot près le texte qu’elle a rédigé, ne pouvait l’accepter et a préféré mettre un terme au débat, quitte à piétiner le droit du Parlement à faire la loi."

Pour Michel Sapin, il en va tout autrement. Selon le ministre du Travail l'intention des sénateurs communistes était "d'empêcher que le vote intervienne dans les temps prévus", ce "que nous ne pouvons accepter". D'où cette procédure accélérée.

  • A lire aussi:

Sénat: le gouvernement fait passer l'ANI en force

Le gouvernement musèle le parlement (CRC)

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