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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:49
Place au changement par le progrès social (Commission exécutive confédérale de la CGT)

 

 

Une majorité de citoyens a élu un nouveau Président de la République le dimanche 6 mai 2012.

La participation importante des électrices et électeurs témoigne de leur mobilisation  pour intervenir sur les choix à venir.

Le résultat de l’Election présidentielle exprime un « désaveu » pour Nicolas Sarkozy. Sa politique autoritaire et antisociale, son passage en force sur la réforme des retraites et sa façon de gouverner sont maintenant clairement sanctionnés.

La CGT s’en félicite.

L’influence des thèses racistes et xénophobes a été omniprésente tout au long de la campagne. La CGT poursuivra son combat contre la division, les idées d’extrême-droite et les discriminations, pour « le travailler et vivre ensemble ».

L’élection de François Hollande est aussi l’expression d’une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale. Elle s’était déjà exprimée dans les mobilisations sociales en 2009, 2010 et dernièrement lors du 1er mai 2012 contre les discriminations et pour la justice sociale.

Un contexte, a priori plus favorable à la satisfaction des revendications, est créé. Il doit se traduire par des décisions nouvelles, propres à changer le quotidien des salariés, retraités et privés d’emploi, à donner confiance aux jeunes dans leur avenir alors que les exigences patronales et celles des marchés financiers sont toujours aussi présentes.

L’intervention et l’action syndicale doivent être renforcées. Dans l’immédiat, tous les syndicats doivent refuser l’extension de la flexibilité exigée par le MEDEF au travers des accords dits « compétitivité emploi ».

Un véritable changement passe par la création d’emplois, l’augmentation des salaires, la reconnaissance et la revalorisation du travail, de son contenu et de sa finalité, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire, un haut niveau de protection sociale et une véritable politique industrielle.

La réponse aux enjeux économiques et sociaux passe par une autre répartition des richesses au service du développement humain durable.

L’avenir de l’Europe ne peut se construire par la mise en concurrence sociale et fiscale entre pays, il faut une Europe solidaire et sociale axée sur la croissance et la coopération et non sur l’austérité généralisée imposée à l’ensemble des salariés.

La CGT continuera à être active pour le progrès social indispensable pour sortir de la crise et entend créer les conditions de l’action syndicale unitaire pour y parvenir.

Dans cette situation nouvelle et ouverte, la CGT appelle les  salariés, les retraités, les privés d’emploi à rester mobilisés, à s’organiser, à se syndiquer à la CGT pour poursuivre leur action au travail, dans la vie, dans la cité pour faire aboutir leurs revendications.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:31

Un avis pertinant d'un internaute de "Rue 89" ! que je soumets à votre lecture.

Après tout, mieux vaut peut-être en rire. Ce second tour de la présidentielle version 2012 tourne à la mauvaise farce. Passée la révélation cruelle du premier tour et la « victoire » du Front national de Le Pen fille, voici que la campagne s’enfonce dans la déconfiture morale et politique.

Moulin à vent présidentiel

A ma droite, un sortant en panique, aux abois tant sa préoccupation première n’est plus un nouveau fauteuil élyséen, mais une possibilité d’échapper cinq ans de plus aux foudres de la justice ; prêt à tout pour échapper à son sort et glorifiant, ici le combat du « vrai » travail contre le faux, là la « légitimité démocratique » du Front national.

A la gauche de ma droite, un challenger de substitution, Sancho Pansa à l’assaut du moulin à vent présidentiel, redoublant de poncifs creux et éculés, multipliant lui aussi les clins d’œil vers l’électorat frontiste, osant de surprenants rapprochements :

« Je veux redresser la France... je veux rassembler les Français... Je comprends la désespérance des électeurs FN... Le mariage homosexuel, oui, mais je ne vais pas me précipiter, car le plus urgent c’est de redresser les comptes publics [ ? ndlr]. »

L’affaire du soudard présumé de Bobigny

Il y eut aussi cette affaire du soudard présumé de Bobigny mis en examen pour avoir dessoudé un truand « multirécidiviste » de façon peut-être pas aussi légitime défensivement qu’il le prétendait.

Or que croyez-vous que firent nos deux prétendants ? Sans attendre les éclaircissements de cette justice qu’ils aspirent tous les deux à présider, ils volèrent au secours du présumé soudard. Le premier avec son excès habituel poussé à l’absurde (« la présomption de légitime défense » [ ? ndlr]), le second avec des accents mielleux de sainte-nitouche (renforcer « la protection administrative des policiers »).

Cette première semaine de campagne pour le second tour fut parachevée par un « des paroles et des actes » sur France 2 où les deux rivaux confirmèrent leur absence totale d’envergure et la vacuité de leurs ambitions. Le sortant dans le registre du teigneux qui ne veut pas être sorti. Le rentrant ne sachant pas trop s’il doit le faire en avançant son pied gauche ou son pied droit.

Le spectacle est dans la salle

Jadis, le plus intéressant des séances de Guignol ne se trouvait pas du côté des marionnettes, mais sur les trognes mi-hilares, mi-terrifiées des jeunes spectateurs. Aujourd’hui, les spectateurs ont vieilli. Les rires se sont fait rictus. La terreur dégénère en affolement incontrôlé. La mascarade est dans la salle.

Il est de bon ton pour les spectateurs-citoyens de brocarder la nullité et l’hypocrisie de leurs politiques. Pourtant, les marionnettes démocratiques n’existent qu’à travers ceux qui les portent au pouvoir. C’est bien nous, citoyens, qui avons engendré un Sarkozy, des Le Pen à travers nos votes. Mais aussi de si insignifiants Royal, Hollande...

Que s’est-il passé pour que nous en arrivions à cette lamentable pochade ? Au point que certains d’entre nous allèrent jusqu’à voter utile – oui, « utile » ! ! ! – non seulement au premier tour de cette présidentielle, mais même lors de la primaire socialiste qui précédait. Pour en arriver là !

Que nous est-il arrivé pour que nous sombrions nous aussi dans cette désespérante commedia dell’arte à la sauce berlusconienne ? Faut-il rappeler que ce ne sont même pas nos amis italiens qui se débarrassèrent eux-mêmes de leur bouffon, mais la fameuse Troïka financière qui le remplaça par un technocrate en train de saigner à blanc leur pays ?

Faut-il s’étonner après que certains spectateurs quittent la salle avant la fin ?

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:22

ILS ONT OSE LE DIRE :

 

Arnaud Montebourg,

Représentant spécial de François Hollande a dit :

"Nous, nous sommes pour un socialisme évolutionnaire."

Nous lui suggérons :

 Aller encore un petit effort pour rajouter le "R" devant

"évolutionnaire" !!!

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 21:14

  • Des dirigeants nationaux du NPA et de son courant unitaire Gauche anticapitaliste, appellent à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Dans une tribune publiée par Libération, Myriam Martin, ex porte-parole, Pierre-François Grond et Hélène Adam estiment que "la dynamique créée autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon constitue un fait positif de la situation actuelle", qu'elle "permet que vive et se développe une force militante et électorale qui refuse de se soumettre à la gestion sociale-libérale des crises et aux politiques d'austérité". Nul doute que ce renfort en annonce d'autres. Bienvenue à ces camarades dont la décision a été longuement pesée et sûrement difficile à prendre.
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:35

Olivia Elkaim et Jean-Pierre Denis - publié le 23/02/2012 Journal La Vie

Laïcité, fin de vie, mariage des homosexuels, religion… Le candidat du Front de gauche détaille son engagement.

 melenchon lavie

Jean-Luc Mélenchon, le 14 février dernier © Marc Chaumeil / Fedephoto pour La Vie

 

Tassé sur la banquette d’un ­bistrot parisien, Jean-Luc Mélenchon arbore une mine grave. Le 14 février, au matin de l’interview, un homme est mort de froid sur l’esplanade des Invalides. « À deux pas d’un grand restaurant, de l’Assemblée nationale, vous vous rendez compte ? » Silence. « Comment la société a-t-elle rendu cela possible ? » s’interroge le candidat du Front de gauche. Lui se veut le tenant d’une gauche « historique, radicale, anticapitaliste ». Depuis janvier, ses meetings font le plein. Est-il qualifié de populiste par ses détracteurs ? Il ne récuse pas le terme, au contraire. Celui qui reconnaît un « goût immodéré pour la dispute talmudique » justifie des positions parfois très éloignées de celles des chrétiens.

Pourquoi avez-vous accepté de parler à La Vie, hebdomadaire chrétien d’actualité ?

J’éprouve une jubilation à discuter avec des gens qui ont la foi. Ils se situent dans un espace comparable au mien, dans un domaine plus grand que soi. Nous partons de la même idée : aucun d’entre nous ne peut être heureux dans un océan de malheur. Nous sommes responsables du sort des autres. J’ai plus de facilité à parler avec des chrétiens qu’avec des traders ! Eux sont à l’opposé de mon monde qui est fait de responsabilité morale, individuelle et collective.
Les catholiques ? Je les connais comme ma poche. Je lis les encycliques, moi, et je dois être le seul à ­gauche à le faire !

 

Votre mère était catholique.

Oui, elle chantait divinement à l’église. Quant à moi, j’étais enfant de chœur. Je disais la messe en latin. Puis, l’Église a excommunié ma mère quand mes parents ont divorcé en 1960. J’ai ressenti une violence incompréhensible pour un garçon de 9 ou 10 ans à l’époque. Ma relation au christianisme est informée, je sais faire la différence entre les Évangiles, entre la chrétienté latino-américaine et européenne. Il n’y a pas de haine. Je suis un adversaire de l’Église en tant qu’acteur politique, du cléricalisme, pas de la foi. La foi est une affaire ­strictement personnelle. Elle n’a pas à intervenir dans le domaine public. Nous avons un intérêt général humain. Le vote est une manière de trancher. Chacun, quant à soi, peut interpréter l’intérêt général du point de vue de ce qu’il pense bon pour tous, à la lumière de la foi par exemple. Mais face aux autres êtres humains, dans une démocratie, il doit présenter des arguments échangeables, contestables. Il ne peut pas dire : « C’est comme ça, car c’est écrit dans la loi de Dieu ou du marché. » Notez que j’étends la laïcité à l’obscurantisme mercantile.

 

Le marché est-il devenu une religion de substitution ?

Le curé, on le voyait une fois par semaine. La publicité, on y est soumis tout le temps ! Elle a un pouvoir d’injonction, normatif, bien plus grand que celui des prêtres.

Votre conception de la laïcité va bien au-delà de la loi de 1905, pourquoi ?

Il y a une confrontation entre le laïque héritier des Lumières et le laïque par défaut qui voudrait que la religion et le rite aient des droits dans l’espace public. C’est ce qui donne lieu à des débats au niveau européen. Si cela signifie que les églises soient visibles dans la rue, bien entretenues, ce n’est pas un souci. En revanche, que des droits particuliers soient reconnus aux rites, j’y suis opposé.

Vous êtes aussi opposé au Concordat.

En effet. La loi de 1905 est anti-Concordat. L’État ne finance aucun culte. L’argument culturaliste pour l’Alsace-Moselle – au nom duquel tous les abus sont possibles – est irrecevable. Je voudrais que la loi de 1905 soit étendue à ces départements et à la Guyane, la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie.

Nicolas Sarkozy a réaffirmé ses valeurs, au moment de son entrée en campagne : travail, responsabilité, autorité. Quelles sont les vôtres ?

J’ai toujours été hostile à ce que la différenciation entre droite et gauche se fasse sur le plan des valeurs. Elle se situe sur les principes politiques et les programmes. Sinon, on crée une ambiance de guerre civile. Moi, je crois aux vertus républicaines. Il y a une morale républicaine qui doit être libertaire, égalitaire et fraternelle.

L’éducation est au cœur de la campagne. Y a-t-il aujourd’hui un problème avec l’école privée catholique ou une crise du modèle républicain de l’école ?

Je ne veux provoquer personne, mais je suis partisan d’un service public unifié et laïque de l’enseignement. La place qu’occupent les écoles privées aujourd’hui n’est pas liée au rayonnement du christianisme dans la société, mais aux difficultés de l’école publique – nous sommes passés à une école de masse, avec des professeurs auxquels on demande énormément et une société très malade. Le pays doit rester à un haut niveau d’éducation car on a besoin d’un peuple instruit et hautement qualifié. Nous sommes la cinquième puissance du monde, c’est quand même la preuve que l’école marche en France. Mais je n’ai pas de naïveté sur le sujet. Il y a plus de 15 ans, au début de la vague libérale, il a été décidé que tout deviendrait marchandise. C’est le cas pour le savoir, identifié comme une énorme source de profit possible. Les gens sont obligés de s’instruire pour accéder aux métiers, ils forment une clientèle captive. Les établissements devaient devenir concurrents. Pour cela, on a disloqué la carte scolaire, favorisé l’autonomie des établissements et récupéré pour les marchands le « caractère propre » de l’enseignement catholique. La raréfaction des moyens est une technique des libéraux pour dire : « Vous voyez, ça ne fonctionne pas, donc prenez-vous en charge. » C’est valable pour l’éducation des enfants, la retraite ou encore la santé. L’intérêt à long terme des classes moyennes reste de sauver le service public.

Le programme du Front de gauche, c’est « l’humain d’abord ». N’y a-t-il pas une contradiction à être antilibéral sur le plan économique, mais libéral sur les questions de mœurs ? À être pour le mariage et l’adoption homosexuels ?

L’orientation sexuelle n’est pas un choix. Elle a même posé de grandes difficultés aux homosexuels compte tenu de l’opposition de la société sur la base de préjugés tels que : « l’homosexualité est un choix individuel » ou « un vice ». Ils assument leur situation et pensent que les amours sont égales en dignité. Dès lors que des gens s’aiment, ils doivent pouvoir vivre ensemble normalement. En 1988, le hasard de la politique m’a mené dans une réunion avec une association appelée Gays pour la liberté. Les membres m’avaient interpellé sur les drames affreux que certains vivaient à la mort de leur compagnon. C’est pourquoi j’ai déposé le premier texte de loi sur le partenariat civil, devenu le pacs. J’ai répondu à un appel humain. Ces gens s’étaient choisis d’amour. Quand des homosexuels ont commencé à me parler de mariage, ça m’a bien fait sourire, car je ne suis pas partisan du mariage pour moi-même ! Ce n’est pas pour le proposer aux autres ! Mais raisonnablement, quelle objection opposer au mariage des homosexuels ? Aucune. La communauté humaine a intérêt à ce que les démarches d’amour soient reconnues et validées par elle.

Mais ce libéralisme des mœurs n’est-il pas contradictoire avec votre antilibéralisme économique ?

Vous me posez un problème théorique. Je viens de vous répondre de manière concrète. Je suis matérialiste. Ce matérialisme peut d’ailleurs avoir une coïncidence avec le panthéisme. Nous sommes des individus régis par notre univers matériel. Le corps inorganique de l’homme, c’est l’univers tout entier, comme le dit Karl Marx.

Pensez-vous qu’il y a un au-delà du visible ?

Le savoir, l’amour, sont au-delà du visible. Mais je suis matérialiste, pas au sens vulgaire de « s’intéresser aux choses matérielles ». La pensée sera toujours plus que le corps pensant, mais ne sera jamais moins. Le matérialisme philosophique conduirait-il à la superbe stoïcienne ou à l’abandon épicurien ? Non. C’est une école de pensée qui à chaque fois qu’on vous pose la question : « Pourquoi ? », vous conduit à essayer de répondre : « Comment ? » Telle est la tradition des Lumières depuis Démocrite.

Vous croyez donc aux « forces de l’esprit » de François Mitterrand ?

Évidemment ! Sa présence rayonne encore en moi. Chacun a un tribunal de sa conscience où se trouvent les êtres qu’il a aimés et qui ne sont plus là. Je suis un être moral, d’une morale républicaine. Je suis stoïcien sur le plan philosophique.

Sur les sujets de société, les catholiques de gauche se plaignent d’avoir de moins en moins de liberté de parole. N’y a-t-il pas une pensée unique dommageable pour le débat ?

Les cathos de gauche n’ont pas le point de vue majoritaire, et alors ? Personne ne leur interdit de pratiquer pour eux-mêmes la morale de leur choix. Ni d’essayer d’en convaincre les autres.

Mais ils ont parfois l’impression d’être marginalisés par la société.

Il faut qu’ils tiennent tête, qu’ils n’aient pas honte de leurs idées, de leur foi. Ils s’exposent à ce que la société n’accepte par leur point de vue, c’est vrai. Mais la démocratie, ce n’est pas le consensus. Nos divergences sont tranchées par une méthode de décision, le vote, qui ne vaut pas conviction.

La question de l’euthanasie ne figure pas dans le programme du Front de gauche, quelle est votre position personnelle sur le sujet ?

Nous sommes actuellement sous l’empire de la loi Leonetti qui a permis d’améliorer notre humanité. Cette question n’est pas politique au sens étroit du terme. Elle touche à nos convictions les plus profondes. Il y a un devoir de doute. Il faut accepter de s’interroger, de remettre en question ses certitudes. Pour moi, le suicide est l’ultime liberté.

Le devoir de l’État est-il d’instaurer un droit à la mort ?

Nous explorons des questions nouvelles. C’est pourquoi il faut s’astreindre au doute méthodique et se méfier des emportements. Pour ma part, je voudrais pouvoir éteindre moi-même la lumière. À supposer que j’en sois empêché, j’aimerais être aidé à passer avec amour par une main fraternelle. C’est pourquoi je suis partisan du suicide assisté. J’ai conscience que cela pose des difficultés. Par exemple : qui doit le faire ? Pour l’avortement, certains médecins ne souhaitent pas pratiquer l’acte. Je le comprends. Mais le droit à l’avortement doit être garanti.

Vous avez cité saint Martin, lors de votre meeting à Metz, en janvier, pourquoi cette référence est-elle importante ?

Je veux faire revenir sur le devant de la scène le courant du socialisme historique, c’est ma mission. Dès lors, rien de ce que je fais n’est innocent. Quand je parle du christianisme, je sais ce que je dis. J’ai milité avec des chrétiens de gauche. Je les connais très bien. Tous les hommes qui composaient ma section socialiste à la fin des années 1970 à Montaigu venaient de l’Action catholique ouvrière. J’allais les chercher à la sortie de la messe. J’étais le seul mécréant ! J’évoque la tradition chrétienne, saint Martin qui partage son manteau, pour l’opposer aux chrétiens des croisades de Mme Le Pen. Il y a le choix entre deux types de christianisme. Celui qui partage est le bienvenu chez nous.

Vous êtes franc-maçon. Qu’est-ce que cela vous apporte ?

Cela a été rendu public contre mon gré, et j’en suis très indigné. Je ne voulais pas faire état de mes convictions tant que je serais élu de tous les Français. Je suis croyant, mais pas pratiquant, si j’ose dire. Je n’ai plus le temps depuis longtemps. Mais j’ai le sentiment d’appartenir à une longue histoire, à laquelle avaient pris part mon père et mon grand-père.

Au fond, vous mettez à distance l’Église, mais pas la foi.

Oui, je veux de la distance en politique avec l’Église. Mais je ne me moque pas de la foi. Car la foi est une brûlure. Elle vous laisse des marques que vous gardez toute votre vie. Elle peut aussi vous ouvrir les yeux sur une dimension du réel matériel auquel vous n’auriez jamais pensé. Si je n’avais pas été élevé dans le christianisme, je ne verrais peut-être pas le mythe de l’humanité universelle comme je le regarde aujourd’hui. C’est mon parcours.

Quelle parole du Christ est importante pour vous ?

« Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »

Quelques dates

1951 Naissance à Tanger (Maroc).
1962 Arrivée en France.
1972 Adhésion à l’Organisation communiste internationaliste (OCI).
1976 Radié de l’OCI, adhésion au PS.
1986 Élu sénateur de l’Essonne.
2000 Ministre délégué à l’Enseignement professionnel.
2008 Démission du parti socialiste, création du Parti de gauche.
2009 Élu député européen.
2011-2012 Candidat à la présidentielle.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 20:31

clementine-autain.jpg«Certains grands patrons gagnent 600 fois le SMIC : là est d’abord l’indécence. Nous nous battons pour un salaire maximum - fixé à 20 fois le salaire minimum, ce qui est déjà pas mal... En politique, l’urgence est de changer de République pour refondre nos règles démocratiques qui sont aujourd’hui à bout de souffle»

«Je ne conçois pas la politique en dehors d’une recherche collective à exercer des responsabilités. Au Front de Gauche, nous le disons clairement: nous voulons que la gauche réussisse, nous voulons gouverner. Mais pas à n’importe quelles conditions ! S’il s’agit d’appliquer une politique d’austérité, de “donner du sens à la rigueur” comme l’a proposé le candidat socialiste François Hollande, ce sera sans nous.»

«L’opposition entre capital et travail est bien réelle parce que les revenus du capital constituent des rentes, de plus en plus importantes, alors même que les revenus salariaux diminuent. Les salaires sont une des variables d’ajustement pour permettre au capital de s’accroître. Or, les richesses ne devraient-elles pas revenir à celles et ceux qui les produisent?»

Lire la suite...

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:24
Concordat en Alsace-Moselle

Le Concordat de 1801 (du latin médiéval ‘concordatum, « accord, traité »). Il a été voulu par Napoléon Bonaparte, négocié dès 1799, ce texte donne au christianisme une place dominante dans la société, il tente aussi de régler le désordre au sein de l’Eglise de France qui date de la Révolution de 1789.

Le Concordat, ou régime concordataire, est par ailleurs le régime organisant les rapports entre les différentes religions et l’Etat Français de 1801 à 1905.

Il faut distinguer :

  • Le concordat de 1801, texte diplomatique signé entre Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul, et le représentant du Pape Pie VII, qui concerne la seule église catholique.
  • Les articles d’avril 1802 qui s’appliquent aux religions protestantes et à la religion catholique.
  • Les articles du 17 mars 1808 organisant le culte israélite.

En finalité, le régime concordataire ne reconnaît et n’organise que les trois cultes (catholique, protestant et israélite) excluant de fait les autres confessions. Il constitue une séparation incomplète de l’église et de l'État.

Le concordat fut abolit en  France par la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l'état.

 

Aujourd’hui, le régime concordataire est encore un élément du droit local alsacien et mosellan. Pourquoi ?

Droit local en Alsace et en Moselle

Le droit local en Alsace et en Moselle est un régime juridique qui conserve, dans les anciens territoires cédés puis repris, les dispositions mises en place par les autorités allemandes lorsqu'elles sont estimées plus favorables aux habitants ainsi que des dispositions préexistantes qui ont été entre-temps transformées ou supprimées par la législation française. Il touche principalement la réglementation professionnelle, les établissements de crédit, l'établissement des jours fériés, la législation en matière de remboursement des dépenses de santé, l'aide sociale aux plus démunis, l'organisation de la justice et des tribunaux, les procédures de faillite civile, le livre foncier, le droit de la chasse et le droit des associations. Il touche également le régime des cultes en dérogeant à la loi de 1905 sur la laïcité et confère aux communes des pouvoirs plus étendus que dans le reste de la France.

Le concordat est encore inscrit dans le Droit Local d’Alsace Moselle (DLAM) car il n’a été abrogé ni par l'annexion allemande en 1870 ni par le retour des trois départements au sein de la République française en 1919. Contrairement aux idées reçues, cet élément du droit local est donc issu du passé français des trois départements (et non de son passé allemand contrairement au droit local des associations ou au régime local de la sécurité sociale). Un avis du Conseil d’État du 24 janvier 1925 déclare que la loi du 18 germinal an X appliquant le concordat de 1801 est toujours en vigueur.

Le DLAM a été créé en 1919 après la fin de la Première Guerre mondiale, il concerne les départements français du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, regroupés depuis sous le nom générique d'Alsace-Moselle, et comporte :

  • des lois françaises d'avant 1870 maintenues par l'administration allemande mais abrogées par les autorités françaises avant leur retour en 1918;
  • des lois allemandes adoptées par l'Empire allemand entre 1871 et 1918;
  • des dispositions propres à l'Alsace-Moselle adoptées par les organes locaux de l'époque ;
  • des lois françaises intervenues après 1918 mais applicables aux trois départements seulement.
Pourquoi faut-il supprimer le Concordat et maintenir le Droit Local Alsace Moselle ?

Supprimer le concordat c’est appliquer tout simplement la Constitution Française et la Loi de 1905 qui stipule dans son

Article 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2 : La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

 

En ces temps de crise et dans le respect de la Loi, charité bien ordonnée commence par ses cultes. En définitive supprimer le Concordat n’a aucune conséquence pour les personnes car elles ont toujours la liberté de conscience. Le seul changement sera que les cultes, les ecclésiastiques ne seront plus rémunérés par nos impôts.

Par contre maintenir le DLAM est une nécessité car il est plus avantageux que le Droit général. C’est plutôt à sa généralisation qu’il faut pousser, car ce qui est bon pour les uns est bon pour les autres. C’est ce que revendique le Front de Gauche avec la proposition de généralisation du remboursement des frais de santé à 100% .

 

  « Pourquoi nous sommes Alsaciens, laïques et contre le Concordat ».

Ce texte clair et direct, dont le titre est un défi lancé aux thuriféraires d’une soi-disant Alsace grégairement regroupée sur des archaïsmes, est paru en « point de vue » sur « lemonde.fr » du 17 février dernier. Il est signé par William Gasparini, professeur des universités, Josiane Nervi-Gasparini, maître de conférences en mathématiques, Université de Strasbourg. Ce sont des balises d’alerte qui marquent la mise en mouvement de secteurs de la mouvance laïque. Elle ne fait que commencer. J’appelle à l’amplifier. Lisons donc ce texte des réfractaires. Il peut être diffusé à profit par ceux qui le souhaitent.

« Dans un article publié dans Le Monde du 10 février 2012 ("Pourquoi nous sommes Alsaciens, laïcs et pour le Concordat"), Roland Ries, sénateur-maire socialiste de Strasbourg, se revendique "concordataire" et affirme appartenir, tout comme les principaux leaders politiques alsaciens – du PS à l'UMP, en passant par le Modem et Europe-Ecologie – "à la très grande majorité des Alsaciens et Mosellans, d'obédiences religieuses diverses, laïques ou même athées, qui soutiennent le régime concordataire". Aucune enquête sérieuse ne confirme à ce jour de telles affirmations. Bien au contraire, comme partout ailleurs sur le territoire français, les pratiques religieuses se sont étiolées et la fréquentation des cours de religion dans les établissements scolaires (spécificité d'Alsace-Moselle) ont considérablement diminué.

Comme de nombreux Alsaciens, nous pensons qu'il faut en finir avec le Concordat d'Alsace-Moselle, régime napoléonien dépassé, à l'opposé d'une conception républicaine et laïque de la France. Contrairement à une vision compassionnelle et erronée de la "société alsacienne", le Concordat n'assure pas le "vivre-ensemble" mais crée les conditions d'une séparation communautaire organisée entre les religions elles-mêmes (en excluant tout autre culte que les quatre cultes reconnus) et par ailleurs entre les croyants et les agnostiques ou les athées. Loi de concorde, la loi de 1905 garantit au contraire, en séparant les Eglises et l'Etat, la liberté de conscience et par conséquent celle de culte. Cette loi de liberté qui doit s'appliquer partout sur le territoire français rappelle que la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte en application des deux principes fondamentaux que sont l'égalité entre les citoyens et l'universalité de la dépense publique.

Le régime concordataire est en contradiction flagrante avec ces deux principes. D'une part, seuls quatre cultes (catholique, protestants réformé et luthérien, israélite) sont reconnus. D'autre part, le Concordat a un coût très élevé pour le budget de l'Etat : plus de 50 millions d'euros ont été dépensés en 2011 pour rémunérer les 1 400 ministres des cultes alors même que, depuis 2007, le gouvernement a supprimé 65 000 postes dans l'Education nationale. Pour le seul Bas-Rhin, plus de 400 postes d'enseignants seront supprimés à la rentrée 2012. L'argent public doit financer les services publics qui sont notre bien commun (école, hôpital, crèches, services sociaux, etc.) et non les cultes qui relèvent des pratiques privées. Il est paradoxal que ceux qui défendent le Concordat suppriment dans le même temps des postes dans la fonction publique d'éducation ou de la santé au nom d'une supposée gestion rationnelle des fonds publics (sous l'effet de la révision générale des politiques publiques). Outre le régime concordataire, le statut scolaire local (lois Falloux de 1850) est toujours en vigueur dans les établissements scolaires, instaurant l'enseignement religieux obligatoire à l'Ecole et la prise en charge par l'Etat des salaires des "enseignants de religion", prélevés sur les deniers publics de la totalité des citoyens français.

Les tenants du régime concordataire brouillent le débat et cultivent l'amalgame entre le Concordat et le droit social local pour créer des inquiétudes infondées auprès des Alsaciens et Mosellans. Hérité de la période allemande, ce droit local en matière de sécurité sociale est favorable aux salariés d'Alsace-Moselle qui en assument d'ailleurs la charge financière supplémentaire. Nous considérons que c'est là un modèle dont nous pourrions nous inspirer pour l'étendre aux autres départements suivant le principe d'alignement des droits sociaux par le haut. Nous, Alsaciens venant d'horizons sociaux, culturels, religieux et philosophiques très divers, attachés à notre patrimoine culturel hérité des Lumières et de la Révolution de 1789, affirmons que la laïcité est le socle de tout projet d'émancipation citoyenne. Celle-ci n'est pas la guerre aux religions, bien au contraire elle met fin aux conflits religieux et aux surenchères communautaires. En toute rationalité, on ne peut se réclamer de la loi de 1905 et soutenir simultanément l'exception concordataire. »

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:47

 

placeaupeuplel'auteur :  

Site officiel de la campagne du Front de gauche, www.placeaupeuple2012.fr agrège non seulement les productions des élus, des militants, des sympathisants, mais aussi plus largement des citoyen-ne-s qui tiennent des sites d'information ou des blogs

 

 

Comparaisons des propositions

 

En début de semaine, François Hollande a annoncé un nouveau dispositif dans son projet fiscal : la taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 million d’euros. Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle annonce qui tend à rapprocher les propositions socialistes de celles formulées depuis plusieurs mois par le Front de Gauche.

impots

Jusqu’ici, François Hollande proposait uniquement une nouvelle tranche d’imposition à 45% au-dessus de 150 000€, c’est-à-dire un taux d’imposition maximum inférieur à ce qu’avaient fait Mitterrand (65%), Jospin (52,75%) et même Chirac (48,09%). François Hollande a donc enfin compris que la gauche ne pourrait pas l’emporter si elle proposait encore moins que ce qu’a fait la droite au pouvoir.

 

Comparaison chiffrée

les plus riches

L’annonce de François Hollande va donc dans le bon sens mais reste symbolique. Seul le Front de Gauche, à l’heure actuelle, propose une réforme cohérente de l’impôt sur le revenu afin de mettre en place un juste partage des richesses.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 14:34

« On prend la campagne » de l’association FIT

Publié le 15 février 2012 par Égalité

L’association FIT est un centre d’hébergement et de réinsertion sociale pour jeunes femmes isolées de 18 à 25 ans et de toutes origines. Pour se faire entendre durant la campagne présidentielle, les résidentes ont réalisé le court métrage On prend la campagne. Elles y racontent leur parcours et présentent leurs revendications pour améliorer leur vie, autour de quatre thématiques : emploi, violences, hébergement et santé.

Ce court métrage a été présenté lors de la première séance des Causeries présidentielles du Centre Hubertine-Auclert.

Nous ne pouvons qu'être à l'écoute et entendre ces jeunes femmes. Le vote Front de gauche sera essentiel pour répondre à leurs besoins.
 
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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 10:39
Posté le 2 mars 2012 par Place au Peuple dans LE MEILLEUR DU WEB, S'INFORMER

 

« War Room », la campagne présidentielle – Quelques jours plus tôt, elle chantait encore « Paroles, paroles », de Dalida. Et là, soudainement, elle s’est murée dans une protestation muette.
Par Christian Salmon, pour le magasine M


loue soit melenchon

 

Lire la suite de l’article sur le Monde.fr…

 

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