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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 19:34
 

Patrick Le Hyaric a rencontré des élus et des responsables syndicaux d' Alstom mardi 29 avril à Saint-Ouen, au siège du groupe. Il a réclamé que l'État rachète la totalité des actions détenues par le groupe Bouygues.

Pendant un échange de plus d'une heure, Christian Garnier, représentant CGT au Comité de groupe et délégué syndical central de la branche Transport d'Alstom, et ses camarades ont expliqué l'origine des difficultés du groupe et la solution qu'ils proposent. 

 
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:31
Fanny Doumayrou
 
Entretien avec Christian Garnier, représentant CGT au comité de groupe et délégué syndical central de la branche Transport d’Alstom.

Comment avez-vous accueilli la nouvelle des tractations entre General Electrique et Alstom ?

Le PDG se fout de notre gueule ! Il y a deux mois, Alstom nous a présenté le projet d’extraire du groupe la branche Transport (9.000 salariés en France) pour la mettre en bourse et en vendre 30% immédiatement. A la clé, 182 suppressions de postes car il fallait faire le ménage avant la mise en bourse. Et la semaine dernière nous apprenons par la presse qu’il veut boucler dans le week-end l’explosion du groupe. Ce matin (lundi) devait se tenir à Saint-Ouen, siège d’Alstom Transport, une réunion de négociation sur les 182 suppressions de postes, la CGT a refusé de siéger. Il est hors de question de discuter de ces suppressions d’emplois, alors que nous ne savons même pas si le groupe existera encore mercredi. Demain, nous appelons à la grève sur les trois établissements Alstom Transport de Saint-Ouen.

Que pensez-vous des difficultés du groupe avancées pour justifier la cession à GE ou Siemens ?

Le groupe est en difficulté financière car il a un endettement important, il a été mal géré et a racheté tout ce qui bouge ces dernières années. Mais il n’est pas du tout en difficulté industrielle, avec 53 milliards d’euros de commandes. On n’a jamais connu un tel niveau de commandes. Pour la branche Transport, cela représente 5 années de travail ! La vraie explication du projet de vente, c’est que Bouygues, premier actionnaire, veut faire une plus-value extraordinaire en vendant ses actions, on est sacrifié pour la finance.

Entre GE et Siemens, faut-il choisir, avoir une préférence ?

Pour nous, il n’y a pas d’option meilleure. Que le prédateur soit américain ou allemand, on n’en veut pas car dans les deux cas cela nous mène à l’éclatement et à la disparition du groupe. Siemens veut faire disparaître un concurrent. GE veut récupérer les brevets, le savoir-faire, le carnet de commandes, et des implantations industrielles. Chez GE à Belfort, il y a eu des suppressions d’emplois l’année dernière, il y a encore un plan cette année. Quel que soit le repreneur, il y aura des destructions d’emplois et des fermetures de sites.

Qu’attendez-vous du gouvernement ?

On veut une nationalisation de cette entreprise. Que l’Etat arrête ses grandes déclarations et passe aux actes. Sur le carnet de commandes, 60% dépendent de l’argent public. Il faut une nationalisation.

Pas une simple prise de participation comme il y a dix ans ?

Une des premières conséquences du plan de sauvetage négocié entre Sarkozy et Kron, ne l’oublions pas, a été 11.500 suppressions d’emplois et l’envoi de 10% du carnet de commandes à la concurrence. Kron a récupéré une entreprise assainie, qu’il a plantée en dix ans. Ces quatre dernière années, 1,5 milliards d’euros a été donné en dividendes aux actionnaires. Le capital coûte très cher à l’entreprise ! On veut des actes du gouvernement. On apprend par la presse qu’il reçoit les PDG, qu’il y a des tractations au plus haut niveau, mais les organisations syndicales sont laissées complètement de côté alors qu’il y a 93.000 salariés dans le groupe.

 

Alstom : l'indépendance industrielle plutôt que le choix entre la peste et le choléra (PCF)
 

Face au projet de démembrement d'Alstom au profit de l'américain Général Electric, le gouvernement tente une opération avec l'allemand Siemens.

Cet emballement ne doit pas se conclure par un choix entre la peste et le choléra. Pour l'intérêt de la France et des salariés du groupe, il faut refuser de laisser partir un fleuron industriel stratégique hors du territoire national.

Le gouvernement français n'a pas à accepter que l'issue des enjeux industriels et stratégiques autour d'Alstom se résument à arbitrer entre deux OPA. L'Airbus industriel énergétique européen évoqué ces dernières heures pour contrer Général Electric, aura comme conclusion un Siemens de l'énergie, déconnecté de la branche transport qui n'y résistera pas.

Il s'agit donc d'un marché de dupes.

Il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l'indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d'Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.

Parti communiste français

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 21:58
Alstom : La grande braderie
PAR MAUD VERGNOL
 
L'éditorial de Maud Vergnol dans l'Humanité ce lundi 28 avril : Revenu de son pèlerinage au Vatican, le premier ministre devra prendre ses responsabilités et priver les patrons d’Alstom de leur droit divin.

Encore un peu et Alstom, le père du TGV, serait passé dans le giron de la pieuvre américaine General Electric, sans que l’on entende une mouche voler. Il aura fallu attendre plusieurs jours pour que Bercy se réveille et qu’Arnaud Montebourg, devenu le ministre du déclin productif « made in France », appelle à la « vigilance patriotique ». Qu’a fait pour Alstom « l’État-stratège » dont les sociaux-libéraux nous rebattent les oreilles ? Rien. Le résultat de la politique de l’offre alliée à l’austérité est là, sous nos yeux. Le gouvernement, qui compte jouer la montre, en est rendu aujourd’hui à présenter la vente à la découpe proposée par le groupe allemand Siemens comme une alternative. Mais l’exécutif aurait tort de prendre ce dossier à la légère.
L’Élysée n’y joue-t-il pas le peu de crédibilité qu’il lui reste ? Les socialistes braderaient aux Américains la pépite industrielle que même la droite avait consenti à conserver ? Car, en 2003, l’État français avait engagé un bras de fer avec Bruxelles pour éviter le dépeçage du groupe en imposant une nationalisation temporaire... pour mieux reprivatiser quelques années plus tard. Alors bien sûr, l’on songe à Florange. À la capitulation en rase campagne de François Hollande. À Jospin, et son « État qui ne peut pas tout », repris à son compte par Jean-Marc Ayrault devant 
le funeste spectacle de la fermeture des hauts-fourneaux : 
« Une nationalisation ? Cela passe par une loi, c’est un processus long et semé d’obstacles juridiques »… Revenu de son pèlerinage au Vatican, le premier ministre devra prendre ses responsabilités et priver les patrons d’Alstom de leur droit divin. Car l’OPA du géant américain sonne comme le début d’une grande braderie. Comme un avant-goût du fameux traité transatlantique, concocté depuis un an en catimini par les libéraux américains et européens, sous la férule des multinationales. S’il était adopté, il permettrait d’attaquer en justice tout État qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme. Jouer la montre… jusqu’aux élections européennes ?

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 19:58
Aides au logement : communiqué de l'UNEF
 
Le gouvernement recule sous la pression des étudiants. L’UNEF reste mobilisée pour protéger les jeunes des économies budgétaires

Geneviève Fioraso vient d’annoncer que le gouvernement ne touchera pas aux aides au logement dans le cadre du plan de 50 milliards de réduction des dépenses publiques. Cette annonce intervient après deux jours particulièrement anxiogènes pour les étudiants. La décision de supprimer les APL pour les étudiants non-boursiers avait fuité dans la presse et les membres du gouvernement étaient incapables de démentir l’information. Il a fallu la mobilisation de l’UNEF sur les réseaux sociaux et la menace d’une mobilisation étudiante pour faire reculer le gouvernement.

Après les APL, où va tomber le couperet des 50 milliards ?

L’UNEF se félicite du recul du gouvernement sur les aides au logement, mais l’inquiétude reste forte sur les conséquences des 50 milliards d’économie pour les jeunes et les étudiants. La priorité jeunesse doit être un investissement pour l’avenir. Donner aux jeunes les moyens de réussir leurs études et de prendre leur autonomie est incompatible avec les économies budgétaires.

L’UNEF met en garde le gouvernement : il serait inacceptable que les engagements du Président de la République envers les jeunes soient remis en cause par les objectifs de réduction des dépenses publiques.

L’UNEF rappelle les deux principaux chantiers qui attendent le gouvernement à la rentrée :

- Un investissement de 100 millions d’euros dans le système de bourses. Il a été promis par Geneviève Fioraso en juillet dernier mais sans confirmation depuis. Il doit permettre de continuer la montée en charge vers l’allocation d’autonomie jusqu’à la fin du quinquennat.

Une augmentation du budget des universités pour réformer les formations de premier cycle.  Les moyens supplémentaires doivent être utilisés par les universités pour améliorer la réussite des étudiants, également un engagement de Geneviève Fioraso.

L’UNEF suivra attentivement le conseil des ministres du 23 avril : si le gouvernement veut faire les poches des étudiants, ils n’hésiteront pas à se mobiliser une nouvelle fois ! 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 22:32
Rassemblés à gauche contre l'austérité
EUGÉNIE BARBEZAT
SAMEDI, 12 AVRIL, 2014
Dès 13h, les drapeaux rouges ont envahi la place de la République, à Paris où la statue est affublée d’une banderole portant l’inscription « Hollande ça suffit ! ». D'énormes ballons portant les logos de différentes organisations syndicales flottent dans le ciel en signe de ralliement pour les salariés en lutte. De nombreuses personnalités du monde associatif, des universitaires, des artistes se sont également donné rendez-vous pour marcher ensemble contre l’austérité.

«Quand on est de gauche, on taxe la finance», «Quand on est de gauche, on est du côté des salariés», ou encore «Quand on est de gauche, en Europe c’est l’humain d’abord» peut-on lire sur les différentes banderoles tandis qu’un homme portant le masque de Guy Fawkes (Anonymous) tient à bout de bras un carton portant l’inscription « Envoyons Vallser l’austérité »

Dès 14h, en tête du cortège, face à Pierre Laurent  et Jean Luc Mélenchon qui encadrent leur invité d’honneur Alexis Tsipras, le candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, une nuée de micros et de caméras se pressent. « Il y a même Besancenot, dis donc ça fait bien longtemps que l’on ne l’a pas interviewé dans une manif ! », lâche une consœur de l’AFP. Plus étonnant encore que la présence du porte-parole du NPA qui avait appelé à manifester ainsi qu’un collectif d’associations et plusieurs fédérations syndicales, celle de Liêm Hoang Ngoc, membre du Bureau national du PS. Cet économiste qui s’affiche en tête de la marche confirme le « grand trouble dans l’aile gauche du PS », suite à la nomination de Manuel Valls.

C’est en rangs serrés que le cortège s’est ébranlé en direction de la place de la nation. Place Léon Blum, C’est la statue de l’homme d’état qui est mise à contribution avec une pancarte portant ces mots : « Ils sont fous. Même moi, je n’aurais pas voté Valls »

Malgré l’ambiance joyeuse, les visages étaient graves et une certaine ferveur était palpable parmi les manifestants, conscients de l’enjeu de cette mobilisation. « L’heure est grave, on ne peut plus rester sans réagir, me confie une jeune femme. Je ne suis adhérente à aucun parti politique, mais là, il faut qu’ils comprennent que ça suffit ! On a voté pour chasser Sarkozy du pouvoir, ce n’est pas pour avoir la même politique. Il faut un virage à gauche, Hollande le doit à ceux qui l’ont élu. »

Après l’électrochoc des municipales, qui a vu la débâcle du parti socialiste, les forces de gauches sont dans la rue pour récuser le tournant social-démocrate du chef de l’Etat, symbolisé par son Pacte de responsabilité et lui signifier que la nomination de Manuel Valls est un mauvais signal !

Cette marche «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses»  est donc un grand succès. Plus de 100 000 personnes sont dans la rue annonce Jean-Luc Mélenchon sur twitter. On attend les chiffres de la police….

Mais au-delà des batailles de chiffres à prévoir, le vent d’espoir qui souffle cet après-midi entre République et nation est palpable. Gageons qu’il se traduira dans les urnes le 25 mai prochain lors des élections européennes !

POLITIQUE - Environ 100.000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Paris pour dénoncer la politique menée par François Hollande…

Ils veulent un rand coup de bar à gauche et l’ont fait savoir. Entre 25.000 personnes, selon la police, 100.000 selon les organisateurs, ont défilé ce samedi après-midi dans les rues de Paris à l’appel notamment des partis membres du Front de gauche (PCF, PG) pour réclamer un changement de politique à François Hollande.

«Hollande ça suffit», proclamait une banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche «contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses». Au milieu de la foule, sous le ciel bleu, un manifestant masqué brandissait une pancarte «Envoyons Vallser l’austérité».

Inquiétudes autour du pacte de responsabilité

«Hollande se fout complètement de nous, il ne fait que des réformes de droite. On veut lui montrer que la vraie gauche existe encore», témoignent Eric et Marie-Christine, couple d’employés de Saint-Quentin (Aisne) venus avec leur fille Natacha, professeur, un bonnet phrygien sur la tête.

«Le mot social n’est nulle part dans ce gouvernement», déplore Zohra, une conseillère sociale venue de Clermont-Ferrand, plus que dubitative «sur l’impact sur l’emploi des milliards d’euros donnés au patronat par le pacte de responsabilité». Comme de nombreux manifestants, elle craint l’impact des 50 milliards d’économies annoncées, notamment «sur l’hôpital».

Le Grec Tsipras en vedette

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), entourent leur invité d’honneur, le Grec Alexis Tsipras leader du Syriza, principal parti d’opposition grec.

Outre le FG, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), de nombreuses associations et plusieurs fédérations syndicales ont participé au cortège entre République et Nation. «C’est vraiment un front du peuple qui se constitue», a jugé Jean-Luc Mélenchon.

«On a vu la claque que la gauche a prise aux élections municipales. Donc est-ce que la seule alternative c’est entre l’abstention et le vote à droite? Ou est-ce qu’on se dit:» On va recréer de l’espoir et une alternative à gauche, c’est ça le sujet!»», a renchéri la députée communiste Marie-George Buffet.

Un membre du Bureau national du PS présent

Ni EELV ni l’aile gauche du Parti socialiste ne se sont associés à cette marche, mais un membre du Bureau national du PS, l’économiste Liêm Hoang Ngoc, était visible dans les premiers rangs.

«Hollande s’est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n’a pas été discuté. Il y a un grand trouble dans l’aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire du parti. Beaucoup de parlementaires ont voté la confiance à Manuel Valls uniquement pour éviter la crise de régime», a assuré cet eurodéputé sortant.

Quelques dizaines de drapeaux écologistes étaient également visibles. «Le parti n’a peut-être pas appelé à manifester, mais les parlementaires qui ont voté la confiance au gouvernement n’ont pas suivi non plus le parti qui leur avait demandé de s’abstenir», a répondu Véronique Dubarry, adjointe au maire à l’Ile-Saint-Denis.

D’autres rassemblements ont également eu lieu en province. A Marseille, quelque 1.600 personnes ont défilé selon la préfecture de police.

 J.C. avec AFP (publié par 20 minutes)
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 18:08

 

Monsieur le Ministre, revenez sur la réforme des rythmes éducatifs !

Trente maires écrivent à Benoît Hamon, ministre de l’Éducation Nationale

 

 

Appel publié dans L’Humanité du 7 avril.

 

Monsieur le Ministre,

 

Vous venez d’être nommé ministre de l’éducation nationale dans un contexte difficile pour la gauche. En répondant aux attentes populaires, en portant une refondation de l’école au service de la réussite de tous, vous pouvez donner un nouveau souffle à la gauche. Dès maintenant, vous pouvez faire un geste fort pour montrer que vous avez entendu la déception et la colère des enseignants, des parents et de l’ensemble des acteurs de l’éducation : revenez sur la réforme des rythmes éducatifs imposée par le précédent gouvernement.

 

Cette réforme ne permet pas de répondre aux aspirations de nos concitoyens à une éducation ambitieuse pour leurs enfants. Cette réforme n’est tout simplement pas une réforme de gauche.

 

En tant que maires, nous sommes confrontés aux difficultés et aux contradictions de cette réforme. Malgré l’engagement des habitants de nos communes, des élus, de l’ensemble des acteurs de l’éducation et du loisir éducatif nous ne pouvons trouver une manière satisfaisante de l’appliquer. C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas nous en imposer l’application à la rentrée 2014. Le chantier de la réflexion sur les temps éducatifs doit être réouvert dans une clarification des spécificités et des fonctions de chaque espace, dans le dialogue et la négociation avec l’ensemble des acteurs concernés.

 

Nous en sommes convaincus, l’école de la réussite de tous doit se faire durant le temps scolaire obligatoire assuré par l’éducation nationale. C’est la condition de l’égalité sur tout le territoire national. Au contraire, la réforme des rythmes éducatifs favorise la territorialisation de l’éducation et porte en elle l’accroissement des inégalités entre les communes et donc entre les enfants du pays. Elle installe la confusion entre les missions du service public d’éducation nationale et celles du périscolaire, la concurrence entre les enseignants et les animateurs, au détriment de la qualité de l’éducation apportée à nos enfants.

 

Elle prétend œuvrer pour que tous les enfants aient accès à un loisir éducatif de qualité. C’est une belle ambition, mais que cette réforme ne permet en rien de réaliser. Elle fait en effet du temps périscolaire un substitut aux heures d’écoles supprimées par la droite. Or, les loisirs éducatifs sont un domaine spécifique, différent de l’éducation scolaire. Enseignant et animateur sont deux métiers distincts qui ne doivent pas être mis en concurrence.

En outre, sur ce plan du loisir éducatif aussi, la réforme des rythmes entérine les inégalités entre les communes. D’autant qu’elle nous est imposée à l’heure où les collectivités ont de plus en plus de difficultés à établir leur budget pour faire face aux besoins et aux attentes d’une population touchée par la crise.

Dans nos villes, nous agissons et continuerons à agir pour assurer à tous les enfants l’accès à un loisir éducatif de qualité et leur permettre de se construire dans un environnement culturel riche. Pour assurer l’égalité sur tout le territoire, c’est à l’État d’intervenir : à partir de ce que font déjà les communes, construisons ensemble un grand service public national déconcentré du loisir éducatif.

 

Depuis des mois, nous échangeons avec la population de nos villes sur cette réforme. Nous en retenons trois choses : le grand attachement de nos populations au caractère national de l’éducation scolaire et à la réussite de leurs enfants, leur « non de gauche » à la déstructuration libérale de l’éducation qu’on veut nous imposer, et la richesse de leurs propositions pour construire enfin l’école de la réussite de tous. Entendez-les !

 

Dominique Adenot, maire de Champigny, président de l’ANECR,

Alain Audoubert, maire de Vitry sur Seine,

Pascal Baudet, maire d’Aubervilliers,

Françoise Beaud, maire de Valenton,

Marie-France Beaufils, maire de Saint-Pierre-des-Corps,

Patrice Bessac, maire de Montreuil,

Éric Boquet, maire de Marquillies,

Gaby Charroux, député-maire de Martigues,

André Chassaigne, maire de Saint-Amant-Roche-Savine,

Stéphanie Daumin, maire de Chevilly-Larue,

Patrick Douet, maire de Bonneuil-sur-Marne,

Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port-de-Bouc,

Jean Flegeo, maire de Saulx les Chartreux

Pierre Gosnat, maire d'Ivry,

Didier Guillaume, maire de Choisy le roi,

Maryvonne Hautin, maire de Saran,

Michel Illac, maire d'Ensuès-la-Redonne,

Florence Jardin, maire de Migné-Auxances,

André Jullien, maire de La Bouilladisse,

Georges Jullien, maire de Noves,

Yves Mesnard, maire de Roquevaire,

Pierre Mingaud, maire de La Penne-sur-Huveaune,

André Molino, maire de Septèmes-les-Vallons,

Claude Nowotny, maire de Thiers,

Didier Paillard, maire de Saint-Denis,

Patrick Pin, maire de Belcodène,

Gilles Poux, maire de La Courneuve,

Philippe Rio, maire de Grigny,

Georges Rosso, maire du Rove,

Patricia Tordjman, maire de Gentilly.

Lettre à Benoît HAMON
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 21:15
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 20:26

Valls se prend pour Clémenceau et appelle chacune et chacun à devenir des fantassins de la guerre économique.

 

Le nouveau Premier ministre Manuel Valls vient de prononcer son discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale où il aura alterné le ton « d’un chanteur lyrique » en nous parlant de la grandeur de la France et celui « d’un chef comptable »  pour nous vendre l’austérité.

 

Il a fait semblant, dans le début de sa déclaration de politique générale, de porter une analyse lucide sur la grave crise sociale et démocratique qui secoue notre pays, au sortir de la séquence électorale qui vient de s’achever. Mais le MEDEF fut vite rassuré, car Manuel Valls n’allait répondre ni aux attentes, ni aux besoins des citoyens qui ont, chacun à leur façon, exprimé leur refus de l’austérité. Son discours était construit pour nous faire accepter ou tenter de nous convaincre que les sacrifices d’aujourd’hui seront récompensés demain.

 

Autrement dit, la déception envers les dirigeants politiques, le désenchantement envers la politique et la colère due aux souffrances des classes travailleuses, des retraités, des chômeurs, des femmes et des jeunes ne seraient qu’une histoire de communication et de pédagogie concernant la politique pratiquée par ce gouvernement.

 

Jamais dans son monologue de 45 minutes, il n’a évoqué le coût du capital, représenté par les milliards de dividendes et d’actions qui partent dans la poche des actionnaires, ou encore la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux.

 

Tout son exposé a consisté à faire accepter à nos concitoyens l’idée que la France doit s’insérer dans la guerre économique que se livrent les marchés financiers et les entreprises à l’échelle mondiale. Et surtout il enferme son action dans l’étau « austéritaire » et l’inscrit dans le programme de stabilité européen et la trajectoire budgétaire conduisant à la règle d’or.

 

Il a demandé à chacune et chacun qui souffre déjà beaucoup de faire plus de sacrifices car il justifie les résultats aux élections municipales par le fait que ses prédécesseurs n’ont pas donné « assez de sens aux sacrifices ». C’est du Clemenceau dans le texte.

 

Il défend le pacte de responsabilité qui est en fait un pacte de connivence  avec les puissances de l’argent puisque 30 milliards d’euros seront pris directement dans le portefeuille des salariés et des assurés sociaux pour aller remplir la tirelire déjà bien pleine du grand patronat. De surcroît, le Premier ministre enfonce le clou, en proposant d’exonérer de toutes cotisations patronales, les salaires au niveau du SMIC au 1er janvier 2015. Autrement dit, il vient de niveler les salaires par le bas en décourageant toute embauche au-delà du SMIC, tuant également tout espoir d’augmentation pour l’ensemble des salariés payés au salaire minimum.

 

Continuant sur sa lancée, Manuel Valls ajoute la suppression des impôts sur la production c’est-à-dire la baisse de la fiscalité sur les plus values et sur les profits, contrairement aux impôts sur la consommation, c’est-à-dire la TVA et la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), qui ont augmenté et qui touchent le plus grand nombre.

 

Le pacte de solidarité est donc un trompe l’œil puisque la baisse des cotisations patronales est une perte sèche pour les salariés, car c’est une partie de leur salaire -même différé- qui leur est enlevée, ce qui menace grandement la protection sociale, l’assurance chômage et même des retraites.

 

Avec la même logique et le même cynisme, il vient de porter un coup de grâce à notre architecture territoriale en exigeant pour 2017 la création d’euro-régions qui seront branchées sur les institutions européennes, tout comme les nouvelles intercommunalités prévues pour 2018. Et le risque est grand de voir disparaître nos départements qui sont un des socles et un des leviers des politiques de solidarité en France.

 

Il y a donc urgence à réussir la marche de samedi prochain, 12 avril,  contre l’austérité avec les forces du Front de Gauche et les 200 personnalités mobilisées pour modifier le rapport de force et construire une véritable alternative à gauche, porteuse d’un changement radical, qui place l’Humain au cœur de son action.

Patrick Le Hyaric, 

 

MANIFESTATION CONTRE L'AUSTERITE, le 12 AVRIL :

Départ en bus de Colmar devant la gare centrale à 5h30

Mulhouse à 6h15 : auberge de Jeunesse, 37, rue de l'Illberg

Inscription et réservation au  06.85.05.17.13

 

 

 

Valls se prend pour Clémenceau ....
Patrick Le Hyaric, député européen FDG

Patrick Le Hyaric, député européen FDG

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 15:55
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 22:23

M.Valls Premier Ministre : "François Hollande n'entend que de l'oreille droite" (Pierre Laurent)

François Hollande n'a pas écouté le message des Français.

A part le Premier Ministre, rien ne change.

 

La nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement est précipitée. C'est une fuite en avant, un choc pour les électeurs de gauche qui ont manifesté leur mécontentement et leur désarroi lors du scrutin municipal.

 

Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche.

 

Le Président maintient le cap de l'austérité. Le pacte de responsabilité reste la priorité. La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse. D'ailleurs le Président est resté très flou. Aucune mesure concrète. Le pacte de solidarité c'est du vent !

 

Si François Hollande avait vraiment écouté les français, il aurait annoncé un grand plan de justice fiscale et sociale, des investissements pour les services publics, la hausse du SMIC, un soutien aux collectivités locales, l'interdiction des licenciements boursiers..... Bref, une politique de gauche !

A un mois et demi des européennes il aurait du engager le bras de fer avec Bruxelles pour libérer le pays du pacte budgétaire.

Décidément le Président de la République n'entend que de l'oreille droite.

J'appelle solennellement l'ensemble des forces et des militants de gauche qui ne se reconnaissent pas dans les choix de François Hollande, à se rassembler et à travailler ensemble à l'émergence d'une alternative à gauche. Ne laissons pas le champ libre à un retour de la droite.

Je donne rendez-vous à tous ces femmes et hommes de gauche le 12 avril prochain pour un grand rassemblement populaire et citoyen pour un sursaut politique plus que jamais nécessaire.

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