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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 21:48

Communiqué commun des fédérations d’Alsace du

PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

 

POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT, LA FUSION DE NOS

REGIONS N’EST PAS LA SOLUTION

 

Le Président de la République vient de décider la fusion de nos deux régions Alsace et Lorraine.

Le patronat se félicite de cette réforme et rappelle que c’est « une des propositions » fortes du MEDEF qui demande de longue date la « réduction des dépenses publiques ». Cette réforme décrétée à la va-vite, est un déni de démocratie qui n’a que deux objectifs :

- répondre aux injonctions de l’Europe libérale qui veut toujours plus de « concurrence libre et non faussée » entre les pays, les régions et les travailleurs,

- augmenter toujours plus le désengagement de l’Etat dans tous les domaines.

Et pour imposer cela : des « supers-technocraties » dans lesquelles les populations de nos régions ne se reconnaissent pas et n’auront pas leur place.

 

Ce projet du gouvernement s’inscrit dans la continuité du Conseil Unique d’Alsace rejeté par les Alsaciens en 2013. Au nom de la compétitivité et concentrés en « mégapoles », ces « supers-régions » demanderont « à adapter le droit du travail à la concurrence de leurs voisins » et lèveront, à n’en pas douter, les impôts supplémentaires pour palier le désengagement de l’Etat et financer toujours plus les cadeaux exigés par le patronat.

Quant aux territoires isolés jugés peu ou pas compétitifs ou qui n’ont pas les moyens : malheur à eux !

Dans cette logique, les travailleurs d’Alsace et de Lorraine ne sont pas dupes : qui peut croire, comme l’évoquent certains, à l’extension à toute la Lorraine du droit local d’Alsace Moselle alors que déjà la droite et le patronat demandent l’extension du travail du dimanche pour « soutenir la concurrence » avec la région frontalière de Wallonie, aux portes de la Lorraine ?

Les calculs politiciens ne doivent berner personnes. Les ténors de l’UMP cherchent à fédérer les mécontentements par une opposition de façade à cette réforme alors que P. RICHERT, président UMP de la région Alsace l’avalise avec Jean-Pierre Masseret, président PS de la région Lorraine. La réponse n’est pas non plus dans le rejet du voisin, chère à l’extrême droite et aux « ligues régionalistes » qui malheureusement se déploient dans toute l’Europe.

 

Les communistes ont une toute autre ambition pour nos régions et leurs populations : l’« humain d’abord » !

Pour la démocratie partout et toujours, les communistes veulent des élus proches et à l’écoute de nos populations, qui ont à cœur de poursuivre le développement de nos régions, de leurs richesses et leurs cultures.

La cohésion nationale des territoires ne peut être garantie que par l’Etat  qui, en contribuant au financement et développement des régions avec leurs élus et leurs populations, doit préserver les droits du travail dans un esprit de coopération et non de concurrence

                                                                                          

Après « le coût du travail », le MEDEF s’en prend au « coût des élus » et donc à la démocratie. C’est au coût du capital qu’il faut s’attaquer !

 

Face au démantèlement de nos territoires et à ce nouvel abandon du gouvernement aux thèses libérales, les communistes appellent toutes et tous, épris de démocratie et de justice sociale à construire les institutions de la 6ème République Française.

 

Le Parti Communiste Français s’oppose à cette concentration arbitraire des régions et exige la consultation des populations concernées.

PCF Alsace : non à la fusion des 2 régions
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 21:15
Les cheminots revendiquent une réunification du ferroviaire autour de la SNCF
Préavis de grève contre la réforme du ferroviaire
Sarah Sudre
SOUTENONS LES CHEMINOTS EN GREVE POUR LA DEFENSE DE NOTRE SERVICE PUBLIC DES TRANSPORTS !
Les cheminots ont lancé un préavis de grève, reconductible par période de 24h à partir de 19h, mardi soir. Dénonçant fermement la réforme ferroviaire qui prévoit la scission en trois parties de la SNCF, les organisations syndicales (CGT, SUD-RAIL et UNSA) exigent «une autre réforme, celle de la réunification du système autour de l'entreprise mère, la SNCF ».

« Les cheminots ne se laisseront pas faire », prévenaient les organisations syndicales (CGT Cheminots, SUD-RAIL et UNSA) le 22 mai dernier, lors de la grande manifestation contre la réforme ferroviaire du gouvernement, qui a réuni plus de 22 000 cheminots à Paris. Alors, à une semaine de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de réforme ferroviaire proposé par le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier, les entités syndicales des cheminots reviennent à la charge en annonçant "un énorme mouvement de grève des salariés du rail", reconductible par période de 24 heures, à partir de 19 heures, ce soir. L’objectif ? Faire entendre au gouvernement qu’une autre réforme du ferroviaire est possible, qui garantisse l’avenir d’un véritable service public de transport ferroviaire « avec une convention collective alignée sur la réglementation SNCF, nivelée par le haut », détaille Nathalie Bonnet de SUD-Rail.

Conscients qu’une réforme ferroviaire est nécessaire pour l’avenir de la plus grande entreprise nationale de France, aujourd’hui noyée par les dettes, les cheminots déplorent « une loi fraichement taillée pour faire du business à travers le monde mais certainement pas pour organiser le service public ferroviaire, de voyageurs  et de marchandises à l’échelle du territoire national », précise la CGT Cheminots. De fait, ils accusent le gouvernement de vouloir diviser la SNCF en trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : la « maison mère » ; SNCF Réseau (anciennement Réseau ferré de France - RFF ) et SNCF Mobilité. Une scission « directement liée au quatrième paquet ferroviaire européen et à la libéralisation complète du transport de voyageurs prévue pour 2019 » qui, d’après les syndicalistes, réorganiserait en profondeur la gouvernance du rail et ne répondrait pas aux exigences d’un service public ferroviaire de qualité et aux conditions sociales de haut niveau nécessaires pour les cheminots. Une vision de la SNCF, loin de celle souhaitée par les cheminotes et cheminots qui revendiquent « une réelle réunification du système ferroviaire public autour d’une entreprise intégrée : la SNCF, accompagnée d’une mutualisation des moyens de production entre les différents services, rompant avec le cloisonnement actuel des activités.  La ré-humanisation des gares et des trains doit être également une priorité ».

À partir de 19 heures, le trafic marchera donc au ralenti, avec d’importantes perturbations sur les trains. Que les usagers se préparent, les salariés de la SNCF vont « pousser un gros coup de gueule », d’après SUD-RAIL.  « Un ras-le-bol généralisé » exprimé le 22 mai dernier qui refait surface ce soir pour dénoncer d’une part la direction d’ « effectuer des économies sur le dos des cheminots », et d’autre part, la suppression de 2500 emplois pour 2014. Un plan d’austérité complètement « absurde qui ne répond pas au problème de l’endettement » selon les organisations syndicales qui ne manqueront pas de soulever cette question lors de leur entretien avec Frédéric Cuvillier,  le 12 juin prochain. Si entretien il y a, car le Secrétaire d'Etat aux transports, aurait déjà du les rencontrer le 4 juin dernier.  « En repoussant le rendez-vous, il tente de gagner du temps en étouffant la mobilisation des cheminots! », s'indigne la CGT Cheminot. 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 20:41
Bernard Lavilliers offre une tribune aux intermittents
Eugénie Barbezat
Jeudi, 12 Juin, 2014
En concert aux nuits de Fourvière le 11 juin 2014, le chanteur stéphanois a fait monter sur scène les intermittents.
Ils étaient deux cents à manifester, hier, devant l’entrée du théâtre antique. Des intermittents du spectacle très mobilisés contre l’accord, signé le 22 mars, sur la nouvelle convention de l’assurance-chômage, menaçant leurs conditions d’indemnisation. Certains sont même venus sur scène expliquer le détail de ce projet honni. Les milliers de spectateurs de Fourvière les ont applaudis avec chaleur.
 
Bernard Lavilliers et ses musiciens ont fait vibrer la salle. Et le chanteur a profitéde ce passage près de sa région natale pour rappeler ses origines géographiques mais surtout ouvrières : « Je suis très content de jouer pour la première fois à Fourvière, je venais ici quand j’étais enfant, avec mon grand-père. On faisait le voyage de Saint-Étienne en train, en seconde classe. C’était offert par la maison puisqu’il était cheminot. D’ailleurs, il avait eu la retraite à cinquante ans… »
Un attachement aux aquis des luttes en parfait échos avec le combat des intermittents qu'il a souhaité mettre en valeur lors de ce concert.
 
Bernard Lavilliers sera en concert à la Fête de l'Humanité qui se tient les 12, 13 et 14 septembre prochains au Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve.

- See more at: http://humanite.fr/bernard-lavilliers-offre-une-tribune-aux-intermittents-544400#sthash.RXua0wiV.y5E2oK8x.dpuf

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 20:31
MARDI 27 MAI 2014

Interview d'André Chassaigne suite aux résultats des élections européennes dans

"La Montagne" du 27 mai 2014

- La Montagne : Comment en est-on arrivé à ce que des classes populaires qui votaient communistes, à gauche, il y a peu de temps encore, donnent leurs suffrages au FN ?

 

André Chassaigne : C’est indéniable : les idées de transformations de la société régressent. Avec, en parallèle, l’affaiblissement des forces qui les portent, comme le PCF. Si ce recul idéologique se traduit plus fortement dans les classes populaires, c’est que nos idées pénètrent beaucoup moins où se construisent les votes. Je veux parler des lieux de travail, mais aussi des quartiers, des villages. Ce repli est aussi accentué par le rouleau compresseur des grands médias dominants qui relaient les idées conservatrices, voire réactionnaires.

 

- LM : Pourquoi le Front de gauche ne fait-il pas front face au FN ?

 

AC : Je crois que le Front de Gauche est le rassemblement politique qui a le plus dénoncé les idées que porte le Front national. Mais nous devons aussi être lucide : notre rassemblement ne réussit pas à irriguer la société, à rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent construire des réponses politiques concrètes et crédibles sans pour autant adhérer à une organisation. Il nous faut donc un débat stratégique sur ce que doit être le Front de Gauche : un outil efficace de rassemblement pour que les idées transformatrices deviennent une force. Pas un cartel d’organisations qui mène au repli, à des rigidités, voire à une concurrence stérile entre organisations qui en sont membres.

 

- LM : Jean-Luc Mélenchon est-il encore légitime pour incarner ce front anti-Front ?

 

AC : Il ne s’agit pas d’avoir un homme providentiel pour incarner un simple front anti-front. Bien au contraire, c’est le travail collectif qui fait bouger les consciences sur les causes réelles de la crise, sur les vrais responsables de l’austérité et du mal-vivre, sur nos propositions alternatives. L’avenir du Front de Gauche ne se résume donc pas à la légitimité d’un porte-parole, quel qu’il soit, mais bien davantage à une capacité de travailler au quotidien sur tous les terrains, au cœur de la population. La question est plutôt celle-ci : sommes-nous prêts à organiser ce travail collectif au côté de tous les progressistes ?

Européennes et l'avenir du FDG
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 22:31

Monsieur le rédacteur en chef du journal « L’Alsace »

 

Dans votre édition de ce jour (mardi 27 mai 2014) en page 4, figurent des articles qui analysent les résultats des élections européennes.

L'un d'entre eux s'intitule : "Le front de gauche n'y arrive pas", il est signé par les initiales : "P.F."

Il y est mentionné que le FDG perd 2 élus, ce qui est faux !

S'il est exact que M. Jacky Hénin ne retrouve pas son siège dans le Nord-Ouest malgré un gain de voix sur cette circonscription, il est faux de prétendre que le FDG a perdu le siège de l'apparenté Elie HOARAU pour l'Outre-mer !

Ce siège a été conservé par M. Younous Omarjee. Cet euro-député de l'Alliance pour les Outre-mers est devenu député européen au cours de la dernière législature en 2012, après la démission d'Elie Hoarau.

Il est âgé de 44 ans. Déjà, lycéen à "La Réunion", il était un des leaders du mouvement contre la loi Devaquet sur l'Ile. Plus tard, il travaille au Sénat, auprès de Paul Vergès, fondateur du Parti communiste de "La Réunion".

Younous Omarjee se fait particulièrement remarquer pour son engagement contre l'homophobie et, plus généralement, contre toutes les intolérances. 

Cet euro-député a conservé son siège avec un score de 18,24 %, il siégera au côté de Patrick Le Hyaric, J.-Luc Mélenchon et M.-Christine Vergiat puisqu'il était soutenu par le FDG.

 

Enfin, deux remarques plus générales :

- pourquoi lorsque vous parlez du Front de Gauche, vous l'assimilez systématiquement à Jean-Luc Mélenchon ? Le FDG est un rassemblement de plusieurs formations de la gauche  anti-austérité dont Jean-Luc Mélenchon n'est qu'un des leaders !

- avec 6,43% des voix dans l'Héxagone et malgré la perte du siège de Jacky Hénin, le Front de Gauche est la seule formation de gauche à ne pas s'effondrer et à gagner en voix : 150 000 voix supplémentaires.

Je pense que cette observation mériterait d'être mentionnée dans les colonnes de votre journal, surtout compte-tenu de la place que vous avez accordée au Front de Gauche dans vos colonnes pendant la  campagne électorale.

 

J'espère que ce rectificatif trouvera place dans vos colonnes et par avance je vous en remercie.

https://ci3.googleusercontent.com/proxy/8CBWEZYl_gju-O0mEKjDNw0Eh_qIbYUu1oZBKfZqOypmLO1gU9NfBBUnKK5HrwoN-VKG8iQn_PvQpZDlbxq0IwVL9dQOy_HcGJ0=s0-d-e1-ft#https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 14:24

Européennes - De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche

 

Le très haut niveau de l'abstention et le niveau historique du Front national, confirment que la crise politique et démocratique que traverse notre pays atteint un seuil critique. C'est une nouvelle alerte. La France s'enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral de l'Union européenne et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé depuis dix ans à tous ceux qui le contestaient ; l'enfermement de François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d'austérité désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation plonge les classes populaires et l'ensemble des électeurs de gauche.

La victoire du Front national, portée par une forte appropriation du mécontentement et une captation des voix de la droite, est un événement grave au plan national comme européen.

Si la droite et l'extrême droite sont en tête, c'est surtout que la majorité gouvernementale est ce soir sanctionnée et isolée. La gauche sort très affaiblie de ce scrutin.

Dans ce contexte, les résultats du Front de gauche, équivalents à ce qu'ils étaient en 2009, ne permettent pas de relever le défi d'une voix alternative majoritaire à gauche. Un vaste chantier est devant nous.

Ce soir, le PCF lance un appel solennel. De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec ce système rompu aux thèses libérales. La gauche s'est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l'ampleur d'un Front populaire du XXIème siècle. Nous appelons tous ceux qui, ce soir, se sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés à s'unir sans attendre. Nous mettons le Front de gauche à leur service.

Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe de la GUE-NGL et la progression de l'idée d'une alternative à gauche en Europe sont des signes encourageants.

 

Les député-es du Front de gauche élu-es aux européennes 2014

  • Marie-Christine Vergiat ( Sud-Est ) - Elue
  • Jean-Luc Mélenchon ( Sud-Ouest ) - Elu
  • Patrick Le Hyaric ( Ile-De-France ) - Elu
  • Younous Omarjee - DVG soutenu par le Front de gauche ( Outre-Mer ) - Elu

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 20:33
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:37
Gaël De Santis
 
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L’Humanité a sélectionné une dizaine de votes au Parlement européen, qui montrent quels sont les députés français qui plient face 
aux mesures d’austérité, ceux qui luttent contre les privatisations 
ou encore ceux qui promeuvent les droits des femmes.

C’est peu dire que l’Union européenne souffre d’un déficit démocratique, qui approfondit au fil des années le divorce entre les dirigeants européens et les peuples contraints de subir des politiques d’austérité, entraînés dans une spirale de dégradation des systèmes sociaux au nom de la concurrence libre et non faussée, pierre angulaire du libéralisme. Dans cette construction déprimante, seul le Parlement européen est une institution élue. Si ses pouvoirs sont insuffisants face à la Commission et au Conseil, il peut être un levier de résistance pour les salariés, les syndicats, les associations progressistes. L’examen des arguments et des votes des députés européens montre qu’au-delà des variations de majorité sur tel ou tel texte, entre les socialistes, les Verts, le Front de gauche, en dépit des manœuvres démagogiques du FN, des clivages de fond s’expriment et des reculs peuvent être imposés aux logiques libérales, dans ce Parlement dominé jusqu’à présent par la droite.

Le Parlement européen est une institution incontournable. Avec le Conseil (les États), il vote les lois (directives, règlements, etc.) proposées par la Commission. Il approuve aussi le budget. Ces cinq dernières années ont été marquées par des politiques d’austérité. L’analyse des votes des élus français montre que seuls les élus Front de gauche ont systématiquement refusé les mesures, parfois unis avec des socialistes français et Verts hésitants.

1. Le semestre européen : les États sous tutelle

Six-pack (Rapport Ferreira) (28/9/2011)

  • Pour : PS, Verts, Modem, UMP 
  • Contre : FG, FN

Two-pack (12/3/2013)

  • Pour : PS, Verts, Modem, UMP 
  • Contre : FG, FN

Sur le dernier mandat, la Commission et le Conseil se sont arrogé un pouvoir d’intrusion dans l’élaboration des budgets des États membres. Pour que ces derniers respectent un objectif de réduction des déficits, mais aussi pour qu’ils mènent les sacro-saintes réformes structurelles (report de l’âge de départ en retraite, compression du coût du travail). Quels sont leurs outils ? Le semestre européen. Comment fonctionne-t-il ? En mars, inspirés par la Commission, les États adoptent des objectifs économiques. Sur cette base, chaque pays doit remettre sa copie : rédiger un « programme national de réforme ». Celui-ci sera ensuite assorti de « recommandations » de la Commission. Munies de celles-ci, les États doivent rédiger leurs budgets, qui pourront être amendés par la Commission en fin d’année. Cette évolution a été rendue possible par le vote de deux paquets de règlements et directives, dits 6-pack et 2-pack, approuvés par le Parlement. À gauche, seul le Front de gauche s’y est fermement opposé. Lors du vote du 6-pack, les socialistes ont voté pour l’un des rapports, contre quatre autres, et s’est abstenu sur le dernier. Ils estimaient « déséquilibré » le rapport entre prévention et sanction à l’encontre des États. Cela n’a pas embarrassé les Verts, qui ont voté trois des six rapports. La droite a, elle, approuvé tous les textes. L’édifice du 6-pack n’a été achevé qu’en mars 2013, avec l’adoption du 2-pack. Entre-temps, François Hollande était devenu locataire de l’Élysée. La délégation socialiste française a voté l’ensemble des deux textes.

 

2. Grand marché transatlantique

Résolution sur les relations commerciales avec les États-Unis (23/10/2012)

  • Pour : PS, Modem, UMP 
  • Contre : FG, Verts, FN

Ouverture de négociations pour un accord de libre-échange (23/5/2013)

  • Pour : UMP
  • Contre : FG, Verts, FN
  • Abstention : PS, Modem

Le prochain Parlement aura à approuver ou non le TTIP, l’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE, aujourd’hui en négociation. Celui-ci mettra à mal les droits de douane, harmonisera les règles sanitaires et environnementales. Il laissera la main libre aux multinationales pour traîner devant des tribunaux privés les États qui font obstacle à leurs investissements. Le 23 mai, le Parlement a autorisé la Commission à ouvrir ces négociations. Seule l’UMP a voté pour. Le PS et le Modem se sont abstenus – avec quelques votes contre dans leurs rangs –, influencés par la mobilisation citoyenne. Six mois plus tôt (octobre 2013), il votaient encore pour une résolution souhaitant plus de libre-échange entre les deux puissances.

Le lien UE-USA irrigue plusieurs autres rapports. Ainsi, un texte sur l’avenir de l’industrie sidérurgique – qui prône le salut par la concurrence – souligne « l’importance et l’opportunité d’un partenariat transatlantique ». Il a été voté par les socialistes, l’UMP et le FN.

Les libertés publiques sont en jeu. Le Parlement a autorisé – sous conditions – le transfert généralisé de données bancaires des Européens aux États-Unis (Swift) « dans le cadre de la coopération antiterroriste » grâce aux voix des socialistes, du Modem et de l’UMP.

 

3. Ouverture du rail à la concurrence

Quatrième paquet ferroviaire – Rapport Khadraoui

  • Pour : PS, Modem
  • Contre : FG, Verts, FN
  • Abstention : UMP

Le rapport Khadraoui fait partie des deux textes phares du quatrième paquet ferroviaire, soit de la libéralisation totale d’ici à décembre 2022 du trafic passager. Ce rapport renforce la séparation des entreprises entre celles qui sont gestionnaires de réseau et celles qui sont chargées du transport. D’autres textes de ce paquet, plus libéraux encore, ont vu les députés socialistes voter contre. Quant au FN, il a voté contre l’ensemble des six textes du quatrième paquet ferroviaire mais n’a soutenu aucune initiative syndicale à ce sujet. Rappelons que le FN a voté pour le deuxième paquet ferroviaire en 2004. Et que le troisième, en 2007, avait eu l’aval de Jean-Marie Le Pen. Marine Le Pen s’était abstenue.

 

4. Détachement des travailleurs

Directive d’exécution de la directive détachement des travailleurs de 2006 (16/4/2014)

  • Pour : PS, Verts, Modem, UMP
  • Contre : FG
  • Abstention : FN

L’ambition de ce texte était, pour la Commission et les gouvernements de lutter contre le dumping social, en obligeant les donneurs d’ordres à être responsables du respect du droit du travail dans la sous-traitance, quand celle-ci emploie des travailleurs détachés (sous contrat étranger). Ce texte ne le prévoit finalement que pour le bâtiment. Quelques contrôles supplémentaires sont autorisés. Cette directive est une occasion manquée de lutter contre le dumping. Seul le Front de gauche a voté contre. Marine Le Pen, qui clame haut et fort que, « renforcée ou non, la directive sur le détachement des travailleurs est une bombe à fragmentation sociale terrifiante », s’est abstenue, à l’image du reste des élus FN.

 

5. Revenu minimum européen
 

Amendement pour un revenu minimum dans tous les pays (20/12/2010)

  • Pour : FG, PS, Verts, Modem
  • Contre : UMP
  • Abstention : FN

Il y a quatre ans, la communiste portugaise Ilda Figueiredo présentait un rapport – adopté – qui montrait combien un revenu minimum participe de la lutte contre la pauvreté. Elle a tenté de déposer un amendement réclamant une directive-cadre enjoignant « sur la base de critères communs » chaque pays à instaurer un tel revenu. L’amendement est rejeté, grâce à l’UMP et au FN.

 

6. Droits des femmes
 

Amendement portant à vingt semaines le congé maternité (20/10/2010)

  • Pour : FG, PS, Verts
  • Contre : Modem, UMP, FN

Rapport sur la santé et les droits sexuels et génésiques (10/12/2013)

  • Pour : FG, PS, Verts, Modem
  • Contre : UMP, FN


Rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’UE en 2012 (11/3/2014)

  • Pour : FG, PS, Modem
  • Contre : UMP, FN
  • Abstention : Verts

Les droits des femmes, et, particulièrement, celui à disposer de leur corps, sont un des points les plus clivants à Strasbourg. Sur ces questions, on observe un clivage gauche-droite absent en matière économique. Ainsi, en 2010, l’amendement visant à porter de 14 à 20 semaines le congé maternité a été adopté grâce à une alliance entre gauche et libéraux. Le texte – qui invite aussi à instaurer un congé paternité – attend toujours sur la table du Conseil (des États), d’être approuvé. D’autres rapports ont fait débat. Le rapport Estrela (2013), qui prévoyait la reconnaissance du droit à l’avortement, a été repoussé au moyen d’une « motion alternative », la droite estimant que ces questions sont du ressort des États. Enfin, le rapport Zuber sur l’égalité hommes-femmes, qui pointait la responsabilité de l’austérité dans l’accroissement des inégalités, a été repoussé de justesse, du fait du vote contre de l’extrême droite et de la droite, et de l’abstention d’une bonne partie des Verts européens et français. Motif du refus de voter en faveur du rapport ? Celui-ci « invite les États à reconnaître la prostitution comme une forme de violence à l’encontre des femmes et à ne pas la considérer comme un travail, même lorsqu’elle est “volontaire” ». Précisons que les Verts, qu’ils aient voté pour ou se soient abstenus sur le rapport, partagent le contenu du reste de celui-ci.

 

7. Poussée fédéraliste
 

Paragraphe sur la ratification des futurs traités (12/12/2013)

  • Pour : PS, Verts, Modem
  • Contre : FG, UMP, FN.

Un rapport sur les problèmes constitutionnels au sein de l’UE, adopté en 2013, montre qui prêche une fuite en avant fédéraliste et qui est réticent. Le vote concernant le paragraphe 83 de ce texte est parlant. Ce passage – qui a été rejeté – invitait à une modification institutionnelle de grande ampleur, afin d’arriver à ce qui suit. Les « révisions futures des traités de l’Union » entreraient en vigueur non plus quand tous les pays les auront ratifiées, mais quand elles l’auront été par « quatre cinquièmes des États membres représentant une majorité de la population de l’UE ». Autrement dit, le traité constitutionnel européen de 2005 aurait pu entrer en vigueur, malgré les votes non des Français et Néerlandais.

 

8. Véto sur le budget européen 2014-2020

Résolution rejetant le projet de cadre financier pluriannuel 2014-2020 (13/3/2013)

  • Pour : FG, PS, Verts, Modem, UMP 
  • Contre : FN

Début 2013, les États européens présentaient un projet de budget pour les années 2014-2020 en baisse, marqué par les politiques d’austérité. Une résolution, présentée par tous les groupes, hormis ceux souverainistes ou d’extrême droite, est adoptée à 506 voix pour et 161 contre, contraignant le Conseil à revoir sa copie. La deuxième version, toujours à la baisse, est moins grave que la précédente. Elle a été adoptée.

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:39
Rythmes scolaires : le Front de gauche pour suspendre le décret
 
André Chassaigne, le président du groupe à l’Assemblée nationale, propose de remettre à plat le débat sur cette réforme.

Tout revoir de fond en comble. Au lendemain du rejet par le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) du projet de décret « assouplissant » la réforme des rythmes scolaires, les députés Front de gauche ont appelé, mardi, à suspendre ce texte. « On a un vrai problème, les communes sont dans les pires difficultés, il faut une suspension pour qu'on reprenne le débat sur ces rythmes éducatifs, a estimé devant la presse leur chef de file, André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme). Cette réforme a été très mal engagée. Elle est depuis le début très mal conduite et il faut qu'elle soit revue complètement, et qu'on arrête ces bricolages d'un ministre à l'autre. » Le député ajoutant que « ce vrai problème du rythme des enfants » débouchait aujourd’hui sur une « pantalonnade ». Lundi, le projet de décret présenté par le nouveau ministre de l’Education nationale, Benoit Hamon, a été largement refusé par le CSE, instance qui réunit syndicats d'enseignants, fédérations de parents d'élèves et collectivités locales. Même si ce vote consultatif n’empêche pas – sur le papier - la généralisation de la réforme à la rentrée 2014, il en dit long sur le mécontentement général autour de cet énième ajustement proposé par la rue de Grenelle.

Des enfants en week-end dès le vendredi midi

Le décret permet d'organiser la semaine de classe en huit demi-journées au lieu de neuf pour réunir les activités périscolaires en un seul après-midi. Avec l’idée qu’il est plus facile, en milieu rural, de recruter des animateurs pour trois heures, plutôt que pour quatre fois 45 minutes ou deux fois 1h30. Problème : les journées sans périscolaire sont, de ce fait, de nouveau rallongées à 6 heures de cours au lieu des 5h30 préconisées par le décret Peillon... Soit un retour à l’horaire - considéré comme trop chargé – d’avant la réforme. Du coup, la FCPE, qui réclame, elle, cinq heures de cours maximum par jours, a voté contre le décret Hamon alors qu’elle s’était abstenue sur le précédent. Le ministre rétorque que ce regroupement des activités périscolaires est dérogatoire et ne concernera que peu de communes puisque la plupart (94% selon le ministère) ont déjà déposé leur projet d’organisation. Mais pour la FCPE, la crainte, partagée par d’autres, est que « la dérogation devienne, à terme, la règle ».

Les chronobiologistes peuvent aussi avaler leur chapeau. Avant la réforme, ils dénonçaient des week-ends trop longs, entraînant une « désynchronisation » importante et des débuts de semaine difficile pour les élèves. Le retour des cours le samedi matin était pour eux une bonne option. Résultat de la réforme Hamon ? Avec la possibilité de grouper les heures périscolaires – non obligatoires et pas forcément gratuites – pendant une après-midi, certains enfants seront potentiellement en week-ends dès le vendredi midi avec deux jours et demi devant eux de coupure ! Soit une aggravation de la situation antérieure…

Le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, qui n'a cessé de demander la réécriture du décret a voté aussi contre le texte, jugeant que c'était « trop peu et trop tard » : les communes n'ont qu'un mois pour présenter leurs projets sur la base du nouveau décret, au plus tard le 6 juin. Les syndicats SE-Unsa et Sgen-CFDT, qui n'avaient pas voté pour le décret Peillon tout en soutenant ensuite la réforme, se sont abstenus sur la mouture Hamon. Frédéric Sève, du Sgen-CFDT, n'est pas contre un peu de souplesse pour les communes, si c'est pour « réellement avancer dans l'esprit de la réforme » avec l'objectif de « réduire la journée scolaire et de mieux répartir les apprentissages ». Mais avec les dérogations prévues, prévient-il, « il n'est pas possible de prévoir ce qui sortira de la boîte de Pandore », « peut-être le meilleur, peut-être le pire ».

Le coût de la réforme serait de 150 à 200 euros par enfant et par an

Le décret de Benoit Hamon a, en revanche, reçu mardi le feu vert de la Commission consultative d'évaluation des normes (CCEN), composée en majorité d'élus locaux. « Les représentants de l'Etat ont voté pour le projet de décret, et les élus se sont abstenus, considérant que la réforme n'est pas allée au bout des simplifications », a précisé Alain Lambert, le président de séance de cette instance consultée sur tout texte ayant une incidence sur les finances des collectivités locales. « Nous donnons volontairement sa chance d'aboutir à la réforme des rythmes scolaires ainsi amendée », a ajouté l’ancien ministre (UMP) du budget.

Des précisions sont maintenant attendues sur le financement de cette réforme. Reçu la semaine dernière par le Premier ministre Manuel Valls, le président de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard, a dit ses « espoirs » que l'Etat « pérennise » l'aide aux communes. Le budget 2014 prévoit un fonds de soutien de 360 millions d'euros. Les associations d'élus ont évalué à 150 à 200 euros par enfant et par an, et entre 900 millions et 1 milliard d'euros le coût de la réforme en année pleine. Le ministre Benoit Hamon pourrait faire des annonces à ce sujet ce mercredi, à l’occasion de la présentation, en Conseil des ministres, de son décret avant publication au Journal officiel.

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 20:13

 

Ce matin, nous avons présenté la liste du Front de Gauche de la circonscription Ile-de-France et Français de l’étranger, pour les élections européennes du 25 mai prochain, devant le siège du groupe Alstom.

 

 Voici l’allocution de Patrick Le Hyaric prononcée devant la presse:

 

 Nous vous remercions de votre présence à la présentation de notre liste unitaire du Front de gauche, avec Raquel Garrido, secrétaire du Parti de gauche, François Pélissier, conseiller régional, responsable d’Ensemble, Michel Jallamion, secrétaire de République et socialisme, Anne Sabourin, membre du bureau européen du Parti de gauche européenne, Roland Muzeau, député honoraire, Tordjman Patricia, Maire de Gentilly, Simonnet Danielle, élue au conseil de Paris, Hélène Cillieres, militante associative, Nordine Idir, secrétaire national du Mouvement des Jeunes Communistes.

 

Nous avons décidé, symboliquement de vous présenter notre liste du Front de gauche de la circonscription Ile de France et Français de l’étranger, pour les élections européennes du 25 mai prochain, ici, devant le siège du groupe Alstom.

 

Nous voulons manifester ainsi notre sympathie, notre solidarité active, aux 18000 salariés du groupe, inquiets des perspectives de démembrement de cette belle entreprise nationale qu’ils ont bâti de leur travail, considérés aujourd’hui avec mépris, comme de simples sujets dans un mécano financier où dominent des rapaces de la finance, peu soucieux de l’emploi et de la souveraineté économique.

 

Nous le faisons d’autant plus que ce qui se passe aujourd’hui autour de ce groupe est le révélateur des affres de la mondialisation capitaliste financiarisée et d’une Union européenne qui n’en protège pas. Au contraire ! Le gouvernement français gesticule beaucoup mais ne produit aucun acte concret, tandis que les instants européennes ne disent rien, ne prennent aucune initiative pour une stratégie industrielle susceptible, non seulement de défendre des atouts décisifs dans les secteurs du transport et de l’énergie, mais pour utiliser Alstom comme un puissant levier pour propulser, sans attendre un grand projet industriel s’inscrivant dans la nécessaire transition environnementale.

 

Les transports collectifs accessibles et l’énergie, avec les nouvelles machines à construire pour les centrales électriques, thermiques, éoliennes hydroélectriques en sont des secteurs essentiels.

 

Alstom est aujourd’hui la victime, à la fois de l’austérité qui compresse la demande, de la voracité des marchés financiers qui conduit le groupe Bouygues à vendre ses parts dans Alstom, au bénéfice soit de Général Electric qui a accumulé un véritable trésor de guerre ou de Siemens qui en deviendrait un concurrent, d’un Euro trop fort qui défavorise nos productions et d’un manque de volonté politique.

 

L’intérêt commun, la souveraineté économique, la défense de nos atouts industriels et le développement de nos moyens pour une stratégie de transition écologique, implique une action forte de l’Etat, avec une appropriation sociale et publique et démocratique du groupe.

 

Cette appropriation publique et sociale doit se faire en combinaison avec les entreprises publiques qui passent commande à Alstom qu’il s’agisse de la SNCF, de la RATP, d’EDF et d’Areva.

 

Ainsi, un grand pôle public national de l’énergie et des transports, soutenu par la Caisse des dépôts et consignations et la Banque publique d’investissement, placerait notre pays au cœur d’un projet pilote de coopération européenne, visant l’accélération de la transition écologique.

 

Ceci appelle d’ailleurs de reposer avec force la question du changement des règles européennes sur les aides d’Etat aux entreprises pour leur permettre d’être soutenues. Rien ne servirait de disserter sur la grande conférence sur le climat qui doit se tenir en décembre 2015 à Paris, si on ne n’en donne pas les moyens.

 

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