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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 17:20

 

  le 21 Novembre 2012

 

Le budget 2013 passe le cap de l’Assemblée

 

L’adoption, en première lecture, du projet de loi de finances 2013 s’est effectuée avec l’abstention des députés Front de gauche.

Pas assez de coupes, mon fils. Ce qui a interdit à la droite parlementaire de voter le budget 2013, c’est qu’il ne comporte, au fond, pas assez de coupes budgétaires. « L’effort économique est insuffisant », a dit Hervé Mariton, pour l’UMP. « Vous menez une politique incohérente qu’a sanctionné aujourd’hui l’agence de notation Moody’s », a renchéri Charles de Courson (UDI). La droite a également justifié son vote contre par les mesures sur l’ISF ou la taxation à 75 % des plus hauts revenus, quand bien même peu de contribuables seront concernés, tout comme les ponctions légères sur les entreprises.

Au nom du PS, Pierre-Alain Muet a eu beau jeu de rappeler d’où partait ce budget, adopté par 317 voix PS, PRG et EELV, de « dix années de hausse continue du chômage », « la première vertu de ce budget, c’est de corriger dix ans de droite ». EELV a regretté, par la voix d’Éric Alauzet, que la fiscalité écologique attende encore : « Il est temps de mettre à contribution l’énergie fossile plus que l’énergie humaine », mais a voté néanmoins ce premier budget de François Hollande.

André Chassaigne, au nom des députés Front de gauche, a motivé l’abstention de ses collègues par les « reculs dommageables » avant même la fin de l’examen du texte, tandis que « la volonté affichée d’aligner les revenus du capital sur ceux du travail (…) la contribution demandée aux plus aisés (…) les efforts en matière d’éducation, de justice et de sécurité » allaient dans le bon sens. Mais « le lamentable épisode des autoproclamés pigeons (…) les nouveaux efforts demandés aux collectivités locales (…) les 20 milliards de nouveaux cadeaux fiscaux prévus dans le pacte dit improprement de compétitivité » auront eu raison de la patience des députés FG. « Nous avons gagné les batailles électorales ensemble », rappelle-t-il, pour déplorer que le PLF 2013 « aurait dû être l’occasion de traduire en actes budgétaires cette nouvelle orientation (…) les victoires électorales ne sauraient se traduire par des défaites idéologiques », conclut-il, sévère à l’adresse du gouvernement tout entier. Le projet de loi de finances sera transmis dès jeudi au Sénat, où la partie pour le gouvernement s’an-nonce bien plus difficile qu’à l’Assemblée. En commission, sénateurs centristes et communistes se sont abstenus sur le budget de l’État, avec le souci affiché de pouvoir débattre du texte dans l’Hémicycle.

Lionel Venturini

 

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