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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 23:22

 

  le 15 Janvier 2013

Accord

Emploi : l’accord critiqué au PS

 

Trois responsables et élus du Parti socialiste jugent le texte, 
issu de la négociation, « déséquilibré » et « pas acceptable ».

«Un texte déséquilibré», «pas acceptable». Dans un communiqué publié hier, trois responsables du PS, Emmanuel Maurel, membre du bureau national, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice, et Jérôme Guedj, député, analysent en ces termes l’accord issu des négociations patronat-syndicats sur l’emploi. « Cet accord n’est pas acceptable », expliquent-ils, en premier lieu parce que, si « doivent être saluées plusieurs avancées non négligeables » (encadrement des temps partiels, droits rechargeables à l’assurance chômage, extension des complémentaires santé, etc.), « côté régressions sociales, la liste est longue et lourde : retour des accords “compétitivité-emploi”, licenciements facilités, limitation du recours au juge civil, mutations imposées facilitées… ». « Ces reculs sociaux ne peuvent être portés par la gauche », font-ils valoir. Deuxième argument : il s’agit « d’un accord qu’on ne peut qualifier de majoritaire ». « En l’état, remarquent les auteurs, un accord conclu côté syndical par la CFDT, la CFTC et la CFE/CGC n’est pas valide dans l’esprit de la loi de 2008 (sur la représentativité syndicale – NDLR) voulue par les partenaires sociaux. » Enfin, pour Marie-Noëlle Lienemann, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, « les choix faits par les négociateurs de cet accord ne sont pas tous compatibles avec les engagements pris par la gauche » lors des dernières élections. Pour eux, le « redressement économique et social » ne « passera pas par un accroissement de la précarité des salariés ». « Il ne peut être question, concluent-ils, de priver la représentation nationale de son droit de débattre et décider de l’orientation politique sur ces sujets essentiels. » Sur ce dernier point, ils sont rejoints par Guillaume Balas, chef du courant de Benoît Hamon (Un Monde d’avance), qui met en garde contre la « transformation » de la représentation nationale « en une chambre d’enregistrement du dialogue social » et prône « un débat approfondi et détaillé sur cet accord, y compris en améliorant le texte si nécessaire ».

Y. H.

 LES DEPUTES PS SONT DEJA APPELES AU SOUTIEN SANS FAILLE !

Bruno Le Roux, chef des parlementaires socialistes, veut transcrire au plus vite l’accord sur la flexibilité, dénoncé par la CGT et FO.

«Nous allons réussir… Même si beaucoup de Français ­s’interrogent», déclarait, hier, en conclusion de ses vœux à la presse, Bruno Le Roux, député et président du groupe PS à l’Assemblée nationale. Face à ces «doutes» qu’il dit percevoir, le député entend, non pas ­modifier quoi que ce soit de la politique du gouvernement – qui pourtant accompagne la chute de l’exécutif dans les sondages d’opinion – mais simplement faire œuvre de «pédagogie».

Persuadé que, depuis mai 2012, la majorité «a mis en œuvre le changement attendu par les Français», Bruno Le Roux indique que, pour 2013, les «efforts (de son groupe) porteront sur l’objectif central fixé par François Hollande: inverser la courbe du chômage». Dans cet objectif, il se félicite «de l’accord positif et représentatif» obtenu dans le cadre des négociations sur le droit du travail. Faisant, du même coup, l’impasse sur le fait que deux syndicats, et non des moindres, la CGT et FO, qui recueillent à eux deux la majorité des suffrages aux élections professionnelles chez les salariés, récusent cet accord.

Bruno Le Roux souhaite que «cet accord soit, au plus vite, traduit dans une loi», indiquant même que, par «loyauté envers les signataires», le contenu de celle-ci ne devra pas «s’écarter de l’accord conclu». Voilà les députés de la majorité présidentielle prévenus sur les limites à ne pas dépasser quant au contenu de leurs éventuels amendements. Pas sûr que tous apprécieront cette censure.

 

Max STATT


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