Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un programme de résistance, d'avenir et d'espoir

2011 12 programme frontdegaucheContre

L'assujettissement du politque aux puissances de l'argent,

Pour

Une économie au service de l'humain !

  L'intégralité du programme : http://www.pcf.fr/18541

27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 22:11

Européennes : le Front de gauche progresse sans élan

Julia Hamlaoui
 
Avec 6,61 % des voix, la coalition est, malgré la perte d’un élu, la seule à gauche 
à gagner des suffrages par rapport à 2009.

Dans la débâcle de la gauche au scrutin européen, le Front de gauche fait figure d’exception. Avec 6,43 % des voix exprimées dans l’Hexagone, la formation reste, certes, la troisième force de gauche (derrière le PS, à 13,98 % et les Verts, à 8,95 %), mais elle est la seule à ne pas s’effondrer. Malgré la perte d’un siège de député européen, celui de Jacky Hénin dans le Nord-Ouest, qui progresse en nombre de voix mais a obtenu 6,38 % (contre 6,84 % en 2009), le Front de gauche a obtenu plus de 150 000 voix supplémentaires.

En juin 2009, le Parti communiste, le Parti de gauche et la Gauche unitaire se présentaient pour la première fois sous la même bannière et obtenaient 6,17 % en métropole. Et non pas, comme le stipule alors le ministère de l’Intérieur, 6,05 %, un score qui se rapporte à la France entière, outre-mer compris mais sans tenir compte des alliés locaux du Front de gauche – une erreur réitérée lors de ce scrutin. La liste conduite par Younous Omarjee pour l’Alliance de l’outre-mer a en effet obtenu 18,24 % et conserve son siège. Elle est toutefois en légère régression par rapport à 2009, où Élie Hoarau avait recueilli 21,02 %.

Sur le reste du territoire, le résultat est ­relativement homogène : les scores dans l’ensemble des circonscriptions restent comparables à ceux de 2009 (voir le détail 
dans notre cahier de résultats). Les dissensions stratégiques exprimées à l’occasion des municipales ont sans doute freiné l’élan du Front de gauche mais n’ont pas gagné ses électeurs : parmi ses composantes, aucune formation n’a été sanctionnée plus qu’une autre. « C’est un peu partout le même cas de figure, analyse l’historien communiste Roger Martelli, il n’y a pas de région qui échappe à la tendance générale. La dynamique est en sommeil. » Au plan local, en revanche, dans les villes de longue tradition communiste, les résultats sont contrastés. Dans la plus grosse ville communiste de France, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où la bataille à gauche avait été serrée lors des municipales, le Front de gauche arrive largement en tête, avec 19,77 %, contre 15,78 % pour le PS, talonné par un FN à 15,53 %. Dans ce même département, au cœur de deux villes passées à droite lors des municipales, le comportement des électeurs a été différent : à Saint-Ouen, le Front de gauche est en tête avec 17,79 % des voix tandis qu’au Blanc-Mesnil, c’est le FN qui obtient la première place, avec 26,65 % (contre 16,10 % pour le Front de gauche, qui talonne l’UMP à 16,93 %).

Quant au sens accordé par les électeurs du Front de gauche à leur vote, il relève davantage d’un phénomène d’adhésion que d’un simple rejet de la politique gouvernementale. Selon un sondage Ifop réalisé le jour du scrutin, 31 % des électeurs proches du Front de gauche auraient voté pour sanctionner le gouvernement tandis que 57 % n’auraient pas tenu compte de cet aspect pour se prononcer. De même, relève l’Ifop, « les personnes s’étant prononcées en faveur des listes du Front de Gauche font preuve d’un attachement supérieur à la moyenne pour la question européenne : ainsi, 59 % d’entre elles déclarent que les négociations autour du traité Tafta (marché transatlantique – NDLR) ont joué un rôle déterminant dans leur vote, soit 17 points de plus que chez l’ensemble des électeurs ».

La déception n’en était pas moins palpable à l’issue du scrutin. « C’est évidemment loin de ce que nous visions », a reconnu Pierre Laurent (PCF), tandis que Jean-Luc ­Mélenchon (PG) estimait le résultat « très décevant ». Reste que le « défi » à relever pour le Front de gauche est d’ampleur, ont reconnu ses dirigeants, prêts à mettre leur mouvement « au service » de « tous ceux qui se sentent malheureux à gauche ».

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Nadia Peter
commenter cet article

commentaires