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Un programme de résistance, d'avenir et d'espoir

2011 12 programme frontdegaucheContre

L'assujettissement du politque aux puissances de l'argent,

Pour

Une économie au service de l'humain !

  L'intégralité du programme : http://www.pcf.fr/18541

28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:31

Fanny Doumayrou

 
Entretien avec Christian Garnier, représentant CGT au comité de groupe et délégué syndical central de la branche Transport d’Alstom.

Comment avez-vous accueilli la nouvelle des tractations entre General Electrique et Alstom ?

Le PDG se fout de notre gueule ! Il y a deux mois, Alstom nous a présenté le projet d’extraire du groupe la branche Transport (9.000 salariés en France) pour la mettre en bourse et en vendre 30% immédiatement. A la clé, 182 suppressions de postes car il fallait faire le ménage avant la mise en bourse. Et la semaine dernière nous apprenons par la presse qu’il veut boucler dans le week-end l’explosion du groupe. Ce matin (lundi) devait se tenir à Saint-Ouen, siège d’Alstom Transport, une réunion de négociation sur les 182 suppressions de postes, la CGT a refusé de siéger. Il est hors de question de discuter de ces suppressions d’emplois, alors que nous ne savons même pas si le groupe existera encore mercredi. Demain, nous appelons à la grève sur les trois établissements Alstom Transport de Saint-Ouen.

Que pensez-vous des difficultés du groupe avancées pour justifier la cession à GE ou Siemens ?

Le groupe est en difficulté financière car il a un endettement important, il a été mal géré et a racheté tout ce qui bouge ces dernières années. Mais il n’est pas du tout en difficulté industrielle, avec 53 milliards d’euros de commandes. On n’a jamais connu un tel niveau de commandes. Pour la branche Transport, cela représente 5 années de travail ! La vraie explication du projet de vente, c’est que Bouygues, premier actionnaire, veut faire une plus-value extraordinaire en vendant ses actions, on est sacrifié pour la finance.

Entre GE et Siemens, faut-il choisir, avoir une préférence ?

Pour nous, il n’y a pas d’option meilleure. Que le prédateur soit américain ou allemand, on n’en veut pas car dans les deux cas cela nous mène à l’éclatement et à la disparition du groupe. Siemens veut faire disparaître un concurrent. GE veut récupérer les brevets, le savoir-faire, le carnet de commandes, et des implantations industrielles. Chez GE à Belfort, il y a eu des suppressions d’emplois l’année dernière, il y a encore un plan cette année. Quel que soit le repreneur, il y aura des destructions d’emplois et des fermetures de sites.

Qu’attendez-vous du gouvernement ?

On veut une nationalisation de cette entreprise. Que l’Etat arrête ses grandes déclarations et passe aux actes. Sur le carnet de commandes, 60% dépendent de l’argent public. Il faut une nationalisation.

Pas une simple prise de participation comme il y a dix ans ?

Une des premières conséquences du plan de sauvetage négocié entre Sarkozy et Kron, ne l’oublions pas, a été 11.500 suppressions d’emplois et l’envoi de 10% du carnet de commandes à la concurrence. Kron a récupéré une entreprise assainie, qu’il a plantée en dix ans. Ces quatre dernière années, 1,5 milliards d’euros a été donné en dividendes aux actionnaires. Le capital coûte très cher à l’entreprise ! On veut des actes du gouvernement. On apprend par la presse qu’il reçoit les PDG, qu’il y a des tractations au plus haut niveau, mais les organisations syndicales sont laissées complètement de côté alors qu’il y a 93.000 salariés dans le groupe.

 

Alstom : l'indépendance industrielle plutôt que le choix entre la peste et le choléra (PCF)

 

Face au projet de démembrement d'Alstom au profit de l'américain Général Electric, le gouvernement tente une opération avec l'allemand Siemens.

Cet emballement ne doit pas se conclure par un choix entre la peste et le choléra. Pour l'intérêt de la France et des salariés du groupe, il faut refuser de laisser partir un fleuron industriel stratégique hors du territoire national.

Le gouvernement français n'a pas à accepter que l'issue des enjeux industriels et stratégiques autour d'Alstom se résument à arbitrer entre deux OPA. L'Airbus industriel énergétique européen évoqué ces dernières heures pour contrer Général Electric, aura comme conclusion un Siemens de l'énergie, déconnecté de la branche transport qui n'y résistera pas.

Il s'agit donc d'un marché de dupes.

Il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l'indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d'Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.

Parti communiste français

 

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Published by Nadia Peter - dans Social Politique nationale
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